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Microphysique / Re : Microphysique quantique transactionnelle, Principes et applications.
« Dernier message par JacquesL le 05 janvier 2018, 10:27:21 pm »
Sous la pression de la traduction, bien des étourderies ont été corrigées. Deux pages d'anecdotes ont été supprimées, la table de Mendéleiev a été ajoutée.
A la 8e révision, le feu vert à la distribution a été donné, la pagination est alors à 504 pages.
http://www.lulu.com/shop/jacques-lavau/microphysique-quantique-transactionnelle-principes-et-applications/paperback/product-23362834.html
Une 9e révision viendra, mais je me presse bien moins : plus d'autres défauts aussi graves ne furent détectés.
A ce jour la traduction anglaise est réalisée à 52 %.
Les 4 premiers chapitres sont en ligne :
Transactional Quantic Microphysics, Principles and applications. (chapters 1 and 2).   
Transactional Quantic Microphysics, Principles and applications. (chapters 3 and 4).
2
Education / CQFD : Comprendre les Questions Fondamentales Disciplinaires
« Dernier message par Mateo le 03 janvier 2018, 08:23:05 pm »
Bonjour à tous,

Citation
Michel Delord a écrit :
Pour accompagner mes meilleurs vœux pour 2018

     1) Liste des (11) notes techniques pour la "Mission Maths"
http://michel.delord.free.fr/ntx.html ou http://michel.delord.free.fr/ntx.pdf

     2) Un petit cadeau d'Antoine Bodin : Pour ceux qui ne ne le connaissent pas, c'est un ex membre du staff de PISA du TIMSS, du Conseil des programmes(1985/2000) etc avec qui j'entretiens de bonnes relations depuis 2003 et la rencontre Finlande / SMF.

Il répond à mon texte sur le débat du 18 de décembre sur IdM. En gros, il valide  ma vision pourtant considérée comme "excessive" de PISA et de la baisse de niveau.

Donc bonne nouvelle et bonne lecture.

Répandre abondamment partout.
Blog : https://micheldelord.blogspot.fr/2018/01/lettre-dantoine-bodin.html
Texte complet : http://micheldelord.info/nt-05a_bodin.pdf

Cordialement
Michel Delord
@ :michel.delord[*at*]*free*fr
Blog CQFD : http://micheldelord.blogspot.fr
Homepage http://micheldelord.info

Cordialement,
--
Mateo.
3
Asie, Pacifique / Le blocus maritime est déjà un fait :
« Dernier message par JacquesL le 01 janvier 2018, 09:58:54 am »
Le blocus maritime est déjà un fait :
http://www.gnet.tn/revue-de-presse-internationale/pekin-accuse-de-livrer-du-petrole-a-la-coree-du-nord-malgre-les-sanctions/id-menu-957.html
Et la Corée du Sud y est bien partie prenante. J’étais en retard d’une vilenie.
Citation
Pékin accusé de livrer du pétrole à la Corée du Nord, malgré les sanctions

Publié le Samedi 30 Décembre 2017 à 09:56
AFP - La Chine s'est défendue vendredi de livrer clandestinement du pétrole à la Corée du Nord, après des accusations en ce sens de Donald Trump et l'arraisonnement par la Corée du Sud d'un navire hongkongais qui aurait transbordé des hydrocarbures sur un bâtiment de Pyongyang.

"Pris la MAIN DANS LE SAC", a lancé le président américain jeudi sur Twitter, se disant "très déçu de voir la Chine permettre au pétrole d'entrer en Corée du Nord" en violation des sanctions adoptées par l'ONU pour forcer Pyongyang à renoncer à son programme nucléaire.

"Il n'y aura jamais de solution amicale" avec la Corée du Nord "si cela se poursuit", a menacé le président américain qui a déjà évoqué une action militaire contre ce pays.

Un responsable du département d'Etat a précisé que "certains navires", dont des bateaux chinois, "se livraient à des activités prohibées par l'ONU, y compris des transbordements de produits pétroliers raffinés entre deux vaisseaux et le transport de charbon provenant de la Corée du Nord".

Une accusation catégoriquement rejetée par Pékin qui a qualifié ces informations "d'inexactes" et s'en est pris en termes à peine voilés au tweet de Donald Trump. "Faire du battage sans raison via les médias ne contribue pas au renforcement de la confiance mutuelle et de la coopération", a déclaré la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Hua Chunying.

Mais les accusations du locataire de la Maison Blanche semblent corroborées par la Corée du Sud qui a annoncé vendredi avoir brièvement arraisonné en novembre un navire hongkongais ayant transféré des produits pétroliers sur un bateau nord-coréen.

L'annonce de ce contrôle est intervenue au lendemain d'un nouveau durcissement par l'ONU des sanctions contre le régime de Kim Jong-Un. Le Conseil de sécurité a banni des ports du monde entier quatre navires soupçonnés de transporter ou d'avoir transporté des marchandises interdites, a appris l'AFP de sources diplomatiques.
Un responsable du ministère sud-coréen des Affaires étrangères a précisé que les douanes de son pays avaient arraisonné le 24 novembre le navire hongkongais Lighthouse Winmore, pour avoir transbordé le 19 octobre des produits pétroliers sur le Sam Jong 2 dans les eaux internationales.

"C'est un cas typique de la façon dont la Corée du Nord contourne sournoisement les sanctions du Conseil de sécurité de l'ONU en utilisant ses réseaux illégaux", a-t-il déclaré aux journalistes.

La porte-parole de Pékin a contesté ces informations en affirmant que le bateau en question n'avait pas mouillé dans des ports chinois depuis août.

Le Conseil de sécurité a multiplié ces dernières années les trains de sanctions pour contraindre Pyongyang à renoncer à ses programmes nucléaire et balistique.

Et en bannissant jeudi trois navires nord-coréens et un de Palau, selon une liste finale adoptée par l'ONU, l'exécutif onusien a en fait doublé le nombre de bateaux interdits de ports.

Quatre autres navires, battant pavillon des Comores, de Saint Kitts et Nevis, du Cambodge et de la Corée du Nord, avaient déjà été interdits de ports en octobre, une première dans l'histoire des Nations unies.

Une liste de dix navires avait été proposée à l'interdiction par les Etats-Unis, mais "seulement quatre navires ont été acceptés" par l'ONU, même si "la procédure reste ouverte" pour les autres bateaux, a indiqué à l'AFP un diplomate sous couvert d'anonymat.

Plusieurs sources diplomatiques ont indiqué que la Chine s'était opposée à l'inscription sur la liste noire des six autres navires proposés par les Etats-Unis.

En 2017, le Conseil de sécurité a imposé à l'unanimité trois séries de sanctions économiques à la Corée du Nord, toutes plus fortes les unes que les autres: le 5 août (fer, charbon, pêche...), le 11 septembre (textile, limitation de livraisons de pétrole) et le 22 décembre (produits pétroliers raffinés notamment).

4
Asie, Pacifique / Corée du Nord. L’entrée des Chinois...
« Dernier message par JacquesL le 29 décembre 2017, 10:19:18 am »
L’entrée des Chinois

Venons-en aux Chinois. Ils ont exprimé très clairement leur position : « Si la Corée du Nord lance une attaque qui menace les États-Unis, la Chine restera neutre, mais si les États-Unis attaquent les premiers et tentent de renverser le gouvernement de la Corée du Nord, la Chine les arrêtera. » Comme il n’y a absolument aucune chance d’une attaque nord-coréenne non provoquée contre le Sud ou les États-Unis, notamment avec cette menace des Chinois de rester neutres si la RPDC attaque en premier, examinons la deuxième partie de l’avertissement.



Que pourraient faire les Chinois si les États-Unis décidaient d’attaquer la Corée du Nord ? Leurs options de base dépendent de la nature de l’attaque :

  • Si les États-Unis se limitent à une combinaison de missiles et de frappes aériennes et si la RPDC riposte (ou pas), les Chinois peuvent simplement fournir à cette dernière une aide technique, économique et humanitaire et dénoncer les États-Unis au niveau politique.
  • Si les États-Unis continuent avec une invasion terrestre ou si la RPDC décide de riposter d’une manière qui pourrait les contraindre à une invasion terrestre, les Chinois pourraient offrir non seulement une aide militaire directe, y compris des troupes, mais pourraient attendre que le chaos devienne total en Corée avant d’ouvrir un deuxième front contre les forces américaines (y compris, éventuellement, Taïwan).
Ce second scénario créerait une situation dangereuse pour la Chine, bien sûr, mais elle serait encore beaucoup plus dangereuse pour les forces américaines en Asie, qui se trouveraient très dispersées sur un très grand territoire sans grand moyen d’obliger l’un ou l’autre adversaire à céder ou à arrêter. Enfin, exactement comme la Chine ne peut pas permettre aux États-Unis d’écraser la Corée du Nord, la Russie ne peut pas leur permettre d’écraser la Chine. Cette dynamique semble-t-elle familière ? Elle devrait, car elle est semblable à ce que nous avons observé récemment au Moyen-Orient :

  • Russie -> Iran -> Hezbollah -> Syrie
  • Russie ->Chine ->RPDC
C’est une position de force très souple et efficace où le plus petit élément est en première ligne et où le plus puissant est le plus éloigné et à l’arrière parce qu’il oblige l’autre camp à se concentrer d’abord sur l’adversaire en première ligne tout en maximisant les risques de tout succès possible parce que ce succès est susceptible d’attirer l’adversaire suivant, plus grand et plus puissant.

Conclusion : se préparer au génocide

Les États-Unis n’ont strictement aucune chance de désarmer ou, moins encore, de faire changer le régime de la RPDC uniquement avec des missiles et des frappes aériennes. Pour « prendre en main » sérieusement et significativement la RPDC, les dirigeants américains doivent consentir à une attaque terrestre. Cependant, même si ce n’est pas le plan, si la RPDC décide d’utiliser son immense puissance de feu, même relativement désuète, pour frapper Séoul, les États-Unis n’auront pas d’autre choix que de déplacer leurs forces terrestres dans la zone démilitarisée. Si cela se produit, quelque 500 000 troupes sud-coréennes, soutenues par 30 000 soldats de l’armée américaine affronteront environ 1 million de soldats nord-coréens soutenus par 5 millions de paramilitaires et 200 000 forces spéciales sur un champ de bataille en terrain mixte qui requerra une infanterie de l’ordre de celle ayant mené les opérations de la Seconde Guerre mondiale. Par définition, si les États-Unis attaquent la RPDC pour essayer de détruire son programme nucléaire, un tel assaut commencera par des missiles et des frappes aériennes sur les installations nord-coréennes, ce qui implique que les États-Unis viseront les cibles les plus précieuses (du point de vue des Nord-Coréens, bien sûr). Cela signifie qu’après une telle attaque, il ne restera que peu ou pas de capacités de dissuasion aux États-Unis et qu’après cette attaque, la RPDC n’aura plus d’incitation à montrer la moindre retenue. En revanche, même si la RPDC décide de commencer par un barrage d’artillerie dans la zone démilitarisée, y compris dans la région métropolitaine de Séoul, elle aura toujours la capacité d’aller plus loin soit en attaquant le Japon soit en déclenchant un engin nucléaire. Si cela se produisait, il y a une probabilité extrêmement élevée que les États-Unis doivent « proclamer la victoire et s’en aller » (une vieille tradition militaire américaine) ou commencent à recourir à de nombreuses frappes nucléaires tactiques. Les frappes nucléaires tactiques, soit dit en passant, ont une efficacité très limitée sur une position défensive préparée en terrain mixte, en particulier des vallées étroites. D’ailleurs, il est difficile de trouver des cibles pour de telles frappes. En fin de compte, la dernière et la seule option qui restera aux États-Unis est celle à laquelle ils recourent toujours pour finir, celle de se livrer directement et délibérément au meurtre massif de civils pour « briser la volonté de l’ennemi de se battre » et détruire « l’infrastructure de soutien au régime » des forces ennemies (une autre vieille tradition de l’armée américaine qui remonte aux guerres contre les Indiens et qui a été utilisée pendant la guerre de Corée ainsi que, plus récemment, en Yougoslavie). Ici, je veux citer un article de Darien Cavanaugh dans War is Boring :

« En chiffres par habitants, la guerre de Corée a été une des guerres les plus meurtrières de l’histoire moderne, en particulier pour la population civile de la Corée du Nord. L’ampleur de la dévastation a choqué et dégoûté le personnel militaire américain qui y assistait, y compris certains qui avaient combattu dans les batailles les plus horribles de la Seconde Guerre mondiale (...). Ce sont des chiffres stupéfiants et le taux de mortalité pendant la guerre était comparable à ce qui s’est produit dans les pays les plus durement frappés pendant la Seconde Guerre mondiale. (...) En fait, à la fin de la guerre, les États-Unis et leurs alliés ont largué plus de bombes sur la péninsule coréenne, dont l’écrasante majorité sur la Corée du Nord, qu’ils ne l’avaient fait dans tout le théâtre du Pacifique lors de la Seconde Guerre mondiale. »

« La destruction physique et les vies perdues des deux côtés étaient quasiment inimaginables, mais le Nord a subi le dommage le plus grand, à cause des bombardements intensifs et de la politique de la terre brûlée des forces des Nations unies pendant leur retraite », a écrit l’historien Charles K. Armstrong dans un article pour le Asia-Pacific Journal. « L’US Air Force a estimé que la destruction de la Corée du Nord était proportionnellement plus grande que celle du Japon pendant la Seconde Guerre mondiale, où les États-Unis avaient réduit 64 grandes villes en ruines et utilisé la bombe atomique pour en détruire deux autres. Les avions américains ont déversé 635 000 tonnes de bombes sur la Corée – c’est-à-dire essentiellement sur la Corée du Nord – y compris 32 557 tonnes de napalm, contre 503 000 tonnes de bombes larguées dans tout le théâtre du Pacifique de la Seconde Guerre mondiale. » Comme l’explique Armstrong, cela a produit une dévastation presque sans égale. « Le nombre de Coréens morts, blessés ou disparus à la fin de la guerre approchait 3 millions, 10% de l’ensemble de la population. La majorité des tués étaient dans le Nord, qui avait la moitié de la population du Sud ; bien que la RPDC n’ait pas de chiffres officiels, il est possible que 12% à 15% de la population ait été tuée pendant la guerre, un chiffre approchant ou dépassant la proportion des citoyens soviétiques tués pendant la Seconde Guerre mondiale. »

Douze à quinze pour cents de la population totale ont été assassinés par les forces américaines en Corée pendant la dernière guerre (comparez ces chiffres avec le soi-disant « génocide » de Srebrenica !). C’est ce que Nikki Haley et les psychopathes de Washington DC menacent vraiment de faire lorsqu’ils parlent de « prendre la situation en main » ou, encore mieux, lorsque Trump menace de « détruire totalement » la Corée du Nord. Ce que Trump et ses généraux oublient, c’est que nous ne sommes pas dans les années 1950 mais en 2017 et que si la guerre de Corée a eu une influence économique négligeable sur le reste de la planète, une guerre au milieu de l’Extrême-Orient aurait d’énormes conséquences. En plus, dans les années 1950, le contrôle total des États-Unis sur les médias de masse, du moins dans le soi-disant « monde libre », rendait assez facile de dissimuler le carnage meurtrier pratiqué par les forces dirigées par les Américains, ce qui est totalement impossible de nos jours. La réalité moderne est que, indépendamment du résultat effectif sur le terrain, toute attaque des États-Unis contre la RPDC aurait pour résultat qu’ils perdraient si gravement la face que cela signerait probablement la fin de la présence américaine en Asie et causerait un choc financier international massif provoquant l’effondrement de l’économie étasunienne déjà fragile actuellement. En revanche, la Chine sortirait comme la grande gagnante et la superpuissance incontestée en Asie.

Toutes les menaces proférées par les politiciens américains ne sont rien de plus que du vent délirant. Un pays qui n’a pas gagné une seule guerre importante depuis la guerre du Pacifique et dont l’armée est progressivement formée de semi-illettrés, de sexe équivoque, et souvent soldats pour éviter des condamnations ou le chômage, n’est absolument pas en situation de menacer un pays avec le large choix de ripostes qu’a la Corée du Nord. Le tir de barrage actuel des menaces américaines de se lancer dans une nouvelle guerre génocidaire est à la fois illégal selon le droit international et contre-productif politiquement. Le fait est que les États-Unis sont peu susceptibles de pouvoir survivre politiquement à une guerre contre la RPDC et qu’ils n’ont aujourd’hui pas d’autre choix que de s’asseoir et de négocier sérieusement avec les Coréens du Nord et d’accepter que la RPDC est devenue une puissance nucléaire officielle.

The Saker

Cette analyse a été écrite pour Unz Review

Traduit par Diane, vérifié par Wayan, relu par Catherine pour le Saker francophone


Question à gngn dollars :
A présent qu'ils ont été avertis par les chinois, le parti de la guerre étazunien va-t-il envoyer une bombe atomique sur une de ses propres bases, pour l'attribuer aux coréens et paralyser la Chine ?
5
Asie, Pacifique / Les mythes cocardiers à propos d’une attaque contre la Corée du Nord
« Dernier message par JacquesL le 29 décembre 2017, 08:03:24 am »
Les mythes cocardiers à propos d’une attaque contre la Corée du Nord
http://lesakerfrancophone.fr/detruire-les-mythes-cocardiers-a-propos-dune-attaque-contre-la-coree-du-nord

Par le Saker – le 14 décembre 2017 – Source The Saker


Tout d’abord les pantins vantards

Trump et Haley n’ont pas encore fini.  Ils veulent forcer la Chine à agir contre la RPDC en menaçant de « prendre en main » la Corée du Nord si la Chine refuse de le faire. Haley a dit : « Pour être clair, la Chine peut faire plus (…) et nous lui mettons le plus de pression que nous pouvons. La dernière fois qu’elle a totalement coupé le pétrole, la Corée du Nord est venue s’asseoir à la table. Donc nous avons dit à la Chine qu’elle devait faire davantage. Si elle ne le fait pas, nous allons prendre nous-mêmes la chose en main puis nous commencerons par des sanctions secondaires. »


Commençons par reprendre cette scène dans un jardin d’enfants et rejouons-la.

L’enfant A a un conflit avec l’enfant B. L’enfant A menace de tabasser l’enfant B. L’enfant B dit alors à l’enfant A d’aller se faire voir. L’enfant A ne fait rien, mais profère de nouvelles menaces. L’enfant B continue de rire. Alors l’enfant A vient avec un plan brillant : il menace l’enfant X (qui est beaucoup plus grand que l’enfant B et beaucoup plus fort, aussi !) en lui disant : « Si tu ne fais pas en sorte que l’enfant B réponde à mes demandes, je prendrai le problème moi-même en main ! » Toute la cour de récréation éclate d’un rire hystérique.

Question : que penseriez-vous de l’intelligence de l’enfant A ?

En tout cas…

Tout cela serait très drôle si c’était un spectacle de comédie. Mais, en réalité, c’est une progression lente mais régulière vers la guerre. Ce qui rend tout ceci encore pire est l’obsession des médias pour la série de missiles nord-coréens, s’ils peuvent atteindre Guam ou même les États-Unis. Avec tout le respect dû à l’impérial « nous seuls comptons » (et peu importe la réalité), il y a des risques que « nous », c’est-à-dire le peuple américain, puissions subir les conséquences terribles d’une guerre dans la péninsule de Corée, qui n’ont rien à voir avec les frappes de missiles sur Guam ou les États-Unis.

La cible intéressante : le Japon

Cet été, j’ai mentionné l’une des conséquences potentielles les plus passées sous silence d’une guerre avec la RPDC et je veux revenir sur cette question. Tout d’abord, l’extrait important de mon précédent article :

« Alors que je crois personnellement que Kim Jong-un n’est pas fou et que le principal objectif des dirigeants nord-coréens est d’éviter une guerre à tout prix, que se passe-t-il si je me trompe ?  Qu’en est-il si ceux qui disent que les dirigeants nord-coréens sont totalement fous ont raison ? Ou, ce que je crois beaucoup plus probable, si Kim Jong-un et les dirigeants nord-coréens sont parvenus à la conclusion qu’ils n’ont rien à perdre, que les Américains vont tous les tuer, en même temps que leurs familles et leurs amis ? Que pourraient-ils faire, théoriquement, s’ils sont vraiment désespérés ? Eh bien, permettez-moi de vous le dire : oubliez Guam, pensez Tokyo !

En effet, tandis que la RPDC pourrait dévaster Séoul avec des systèmes d’artillerie dépassés, ses missiles sont probablement capables de frapper Tokyo ou la région de Keihanshin qui englobe Kyoto, Osaka et Kobé, y compris les industries clés de la région industrielle de Hanshin. La zone du Grand Tokyo (la région de Kanto) et la région de Keihanshin sont très densément peuplées (37 et 20 millions d’habitants, respectivement) et contiennent un très grand nombre d’industries, dont beaucoup provoqueraient un désastre écologique aux proportions immenses si elles étaient frappées par des missiles. Non seulement cela, mais une attaque sur les principaux nœuds économiques et financiers du Japon donnerait probablement lieu à un effondrement international genre 9/11.

Donc si les Coréens du Nord voulaient vraiment, vraiment nuire aux Américains, ce qu’il pourraient faire est de frapper Séoul et des villes importantes au Japon entraînant une immense crise politique pour la planète entière. Pendant la Guerre froide, nous avions coutume d’étudier les conséquences d’une attaque soviétique contre le Japon et la conclusion était toujours la même : le Japon ne peut se permettre aucune guerre. Le territoire japonais est trop petit, trop densément peuplé, trop riche en cibles lucratives et une guerre dévasterait tout le pays. C’est encore vrai aujourd’hui, encore plus. Imaginez seulement la réaction en Corée du Sud et au Japon si une attaque américaine folle sur la RPDC entraînait une frappe de missiles sur Séoul et Tokyo ! Les Sud-Coréens ont déjà fait connaître leur position sans aucune ambiguïté, d’ailleurs. Quant aux Japonais, ils placent officiellement leurs espoirs dans des missiles (comme si la technologie pouvait atténuer les conséquences de la folie !). Donc oui, d’accord, la RPDC est extrêmement dangereuse et la pousser dans ses derniers retranchements est totalement irresponsable, en effet, armes nucléaires ou non
. »

Pourtant, pour une raison quelconque, les médias occidentaux mentionnent rarement le Japon ou les conséquences économiques globales possibles d’une attaque contre le Japon. Très peu de gens savent vraiment si les Nord-Coréens ont réellement développé une arme nucléaire utilisable (ogive et missile) ni si leur missile balistique peut réellement atteindre Guam ou les États-Unis. Mais je ne pense pas qu’il y ait aucune doute qu’un missile nord-coréen puisse facilement parcourir les quelque 1000 km jusqu’au cœur du Japon. En fait, la RPDC a déjà lancé des missiles sur le Japon par le passé. Quelques Américains au sang chaud expliqueront, c’est certain, que le système étasunien THAAD peut protéger, et protégera, la Corée du Sud et le Japon de telles frappes de missiles. D’autres, cependant, ne seront pas d’accord. Nous ne le saurons pas avant de le voir, mais à juger d’après la performance absolument lamentable du système Patriot tant vanté dans la guerre du Golfe, je ne mettrais ma confiance dans aucun système ABM made in USA. Enfin, les Coréens du Nord pourraient placer un engin nucléaire (même pas une véritable tête nucléaire) sur un navire commercial régulier ou même un sous-marin, l’amener au large des côtes du Japon et le faire exploser. La panique et le chaos qui s’ensuivraient pourraient coûter encore plus de vies et d’argent que l’explosion elle-même.

Ensuite, il y a Séoul, bien sûr. L’analyste américain Anthony Cordesman l’a exprimé très simplement : « Une bataille près de la zone démilitarisée, dirigée contre une cible comme Séoul, pourrait rapidement dégénérer au point de menacer l’ensemble de l’économie de la République de Corée, même s’il n’y avait aucune invasion majeure. »

Aparté

Cordesman étant ce qu’il est, il continue à halluciner sur les effets d’une invasion de la République de Corée par la RPDC et émet des phrases telles que : « Les problèmes amènent à évaluer le résultat d’une invasion massive de la Corée du Sud par la RPDC, même si on se centre seulement sur les forces de chacun des pays. La RPDC dispose de forces terrestres beaucoup plus importantes, mais le résultat de ce qui serait aujourd’hui fortement déterminé par la mobilité globale des forces terrestres de la RPDC et leur capacité à se concentrer le long de lignes de front dépendant de la supériorité des forces aériennes et terrestres de la Corée du Sud est impossible à calculer de manière sûre, tout comme l’est le mélange actuel des forces que les deux côtés pourraient déployer dans une zone et selon un scénario donné. »

Oups, l’homme discute sérieusement de concepts de guerre aéroterrestre dans le contexte d’une invasion du Sud par la RPDC ! Il pourrait tout aussi bien discuter de l’usage du concept de Follow-on-Forces Attack dans le contexte d’une invasion de la terre par des Martiens (ou d’une invasion russe tout aussi probable des mini-États baltes !). C’est amusant et pathétique de voir comment un pays doté d’une stratégie nationale totalement offensive, d'une doctrine militaire et d'une position de force ressent toujours le besoin d’halluciner des scénarios défensifs pour résoudre la dissonance cognitive résultant du fait qu’il est à l’évidence le sale type.
Fin de l'aparté.

Pourquoi est-ce que Cordesman dit ça ? Parce que selon un spécialiste sud-coréen, « les pièces d’artillerie de calibre 170mm et 240mm de la RPDC ‘pourraient tirer 10 000 salves à la minute sur Séoul et ses environs‘ ». Pendant la guerre en Bosnie, la presse occidentale parlait de « frappes d’artillerie serbes massives sur Sarajevo » alors que la puissance de feu effective était d’environ un obus par minute. Je me demande bien comment elle pourrait qualifier une frappe de 10 000 tirs par minute.

Résultat : vous ne pouvez pas vous attendre à ce que votre ennemi agisse d’une manière qui vous convient ; en fait, vous devriez beaucoup plus présumer qu’il va faire ce à quoi vous ne vous attendez pas et ce qui est le pire pour vous. Dans ce contexte, la RPDC a beaucoup plus de possibilités que tirer un ICBM sur Guam ou les États-Unis. Les cinglés dans l’administration ne veulent peut-être pas le mentionner, mais une attaque contre la RPDC risque de faire s’effondrer à la fois les économies sud-coréenne et japonaise, avec des conséquences mondiales immédiates : considérant la nature plutôt fragile et vulnérable du système économique et financier international, je doute beaucoup qu’une crise majeure en Asie ne débouche pas sur l’effondrement de l’économie étasunienne (qui est de toute façon fragile).

Nous devrions également considérer les conséquences politiques d’une guerre sur la péninsule de Corée, en particulier si, comme c’est très probable, la Corée du Sud et le Japon subissent des dommages catastrophiques. La situation pourrait bien provoquer une telle explosion de sentiments anti-américains que les États-Unis devraient faire leurs bagages et quitter totalement la région.

Comment pensez-vous que la République populaire de Chine se sente devant une telle perspective ? Exactement. Et cela ne pourrait-il pas expliquer pourquoi les Chinois sont plus qu’heureux de laisser les États-Unis se débrouiller avec le problème nord-coréen, en sachant pertinemment que d’une manière ou d’une autre, ils vont perdre sans que les Chinois doivent tirer un seul coup de feu ?


Le terrain

Ensuite, je veux revenir sur une menace très souvent débattue : l’artillerie et les forces spéciales nord-coréennes. Mais tout d’abord, je vous demande de regarder de près les trois cartes de la Corée du Nord ci-dessous. Cliquer pour les avoir en pleine grandeur.







Vous pouvez aussi télécharger ces cartes en taille réelle à partir d’ici.

Ce que je veux que vous voyiez est que le terrain en Corée du Nord est ce que les militaires appellent un « terrain mixte ». La topographie de la Corée du Nord, selon la notice de Wikipedia, l’explique très bien :

« Le terrain se compose principalement de collines et de montagnes séparées par de profondes vallées étroites. Les plaines côtières sont larges à l’ouest et discontinues à l’est. Les premiers visiteurs européens de la Corée remarquaient que le pays ressemblait à 'une mer dans une tempête' à cause des nombreuses chaînes de montagnes successives qui sillonnent la péninsule. Environ 80% de la superficie de la Corée du Nord est composée de montagnes et de hauts plateaux, et toutes les montagnes atteignant une altitude de 2000 mètres ou plus sont situées en Corée du Nord. La grande majorité de la population vit dans les plaines et les basses terres. »
Venant de Suisse, je connais très bien ce genre de terrain (c’est ce que vous voyez dans les contreforts alpins appelés « Oberland » ou « Préalpes ») et j’ajouterai encore ceci : il comporte une végétation dense, des forêts, des rivières et des ruisseaux aux berges escarpées et aux forts courants. De petits villages et beaucoup de profonds tunnels souterrains. Il y a aussi des régions plates en Corée du Nord, bien sûr, mais contrairement à la Suisse, elles sont composées principalement de rizières et de marais. En termes militaires, tout cela se traduit par mot un simple et tout simplement terrifiant : infanterie.

Pourquoi le mot infanterie devrait-il tellement effrayer ? Parce que l’infanterie veut dire aller à pied (ou à cheval) avec très peu de puissance aérienne (AA et MANPAD), et pas grand chose que des satellites (ils ne peuvent pas voir grand chose), des blindés (ils ne peuvent pas se déplacer), des hélicoptères, des sous-marins ou des missiles de croisière puissent faire. Parce que infanterie signifie « pas de cibles de grande valeur » mais des petites forces dispersées et très bien dissimulées. Une guerre menée entre régiments ou même pelotons. Parce que l’infanterie en terrain mixte représente le genre de guerre que les Américains craignent le plus.

L’adversaire

En gardant cela à l’esprit, répétons-le : à part ses immenses forces armées régulières (environ un million de soldats plus encore 5 millions dans les organisations paramilitaires), la RPDC a aussi 200 000 forces spéciales. Supposons que la propagande occidentale dise pour une fois la vérité et que les forces armées régulières soient mal équipées, mal entraînées, mal commandées et même affamées et démotivées (je ne suis pas du tout sûr que ce soit une supposition correcte, mais admettez-la). Répartir cette masse de soldats dans toute la zone de combat représenterait encore un énorme casse-tête, même pour « les meilleures et les plus puissantes forces armées de l’histoire », en particulier si vous ajoutez au mélange 200 000 forces armées bien entraînées et extrêmement motivées (je crois que nous pouvons tous être d’accord que supposer que les forces spéciales sont aussi démotivées serait plutôt irresponsable). Comment pourriez-vous savoir qui est qui et d’où vient la plus grande menace ? Et considérez ceci : ce serait extrêmement naïf de s’attendre à ce que les forces spéciales nord-coréennes se montrent dans des uniformes clairement marqués RPDC. Je parie que beaucoup d’entre elles arboreront des uniformes sud-coréens, et d’autres des tenues civiles. Pouvez-vous imaginer le chaos que serait la tentative de les combattre ?

Vous pourriez dire que les Nord-Coréens ont des armes des années 1950. Et alors ? C’est exactement ce qu’il faut pour mener le genre de guerre dont nous parlons : l’infanterie sur des terrains mixtes. Même l’équipement de la Seconde Guerre mondiale ferait l’affaire. Maintenant, il est temps de faire venir l’artillerie nord-coréenne. Nous parlons d’environ 8 600 canons d’artillerie et de plus de 4 800 lance-roquettes multiples (source).  Anthony Cordesman estime qu’il y a 20 000 pièces dans les « environs » de Séoul. C’est plus que ce que les États-Unis ont dans le monde entier (5312 selon Military Balance, y compris des mortiers). Et pensez aussi que nous ne parlons pas de batteries gentiment arrangées dans un désert plat, mais de milliers de pièces d’artilleries, simples mais très efficaces, réparties sur l’ensemble du « terrain mixte » et remplies de millions d’hommes en armes, dont 200 000 forces spéciales. Et une grande partie de cette artillerie peut atteindre Séoul, suffisamment pour créer panique massive et exode.


Pensez à un chaos total, atroce et sanglant

Donc lorsque vous pensez à une guerre contre la Corée du Nord, ne pensez pas À la poursuite d’Octobre rouge ou Top Gun.  Pensez chaos total, atroce et sanglant. Pensez FUBAR [fucked up beyond all (ou any) recognition, qui pourrait se traduire en français par merdier innommable ou FOUPOUDA, NdT] immédiat à grande échelle. Et ce n’est que pour les tout premiers jours, ensuite les choses deviendront pires, bien pires. Pourquoi ?

Parce qu’à ce moment-là, je m’attends à ce que la Marine et l’Armée de l’air nord-coréennes aient été totalement effacées, vague après vague, les missiles de croisière auront touché un nombre X d’installations (sans aucun moyen d’évaluer l’effet de ces frappes, mais peu importe) et les commandants militaires étasuniens se tourneront vers le président sans avoir de plan suivant à offrir. Quant aux Nord-Coréens, c’est à ce moment-là seulement qu’ils s’installeront dans une guerre sérieuse, avec l’infanterie.

Il y a une chance supérieure à la moyenne qu’une bonne partie des élites de RPDC seront mortes. Ce qui est sûr, c’est que le commandement et le contrôle du département général de l’état-major sur une grande partie de ses forces seront sinon perdus du moins gravement compromis. Mais tout le monde saura qu’ils ont été attaqués et par qui. Vous n’avez pas besoin de beaucoup de commandement et de contrôle lorsque vous êtes en position défensive sur le genre de terrain où il est difficile de commencer à bouger. En fait, c’est le genre de guerre où « haut commandement » veut dire généralement un capitaine ou un major et pas un général lointain.

Vous vous posez peut-être des questions sur la logistique ? Quelle logistique, je vous le demande ? Les munitions sont stockées tout près dans des dépôts, vous pouvez toujours trouver vous-mêmes de la nourriture et, d’ailleurs, c’est votre propre territoire, les civils vous aideront.

De nouveau, pas de guerre de manœuvre, pas de communication avancée, pas de train logistique lourd – nous parlons d’un type de guerre beaucoup plus proche de la Seconde Guerre mondiale, ou même de la Première, que de Tempête du Désert.

Aparté

En tant que quelqu’un qui a fait beaucoup de choses intéressantes avec l’armée suisse, permettez-moi d’ajouter ceci : ce genre de terrain est un champ de bataille où une seule compagnie peut arrêter et tenir un régiment entier ; c’est le genre de terrain où essayer de localiser avec précision la position d’une radio ennemie est extrêmement difficile ; c’est le genre de terrain où seuls des chevaux et des ânes peuvent porter des engins lourds sur des sentiers étroits, raides et en zig-zag ; des hôpitaux entiers peuvent être cachés sous terre, leur entrée cachée par une grange ou un hangar ; les canons d’artillerie sont enterrés et ils tirent lorsqu’une trappe épaisse en béton renforcé est déplacée sur le côté, puis ils se cachent ; le radar de contre-batterie fonctionne difficilement à cause des signaux qui se réfractent ; les signaux radio ont une courte portée à cause de la végétation et du terrain ; les caches d’armes et même des camps de la taille d’une compagnie ne peuvent être détectés qu’en marchant littéralement dessus ; les bunkers souterrains ont de nombreuses issues ; les opérations aériennes sont entravées par le très haut risque de tirs d’artillerie anti-aériens ou de missiles portables qui peuvent être cachés et venir de n’importe quelle direction. Je pourrais continuer, mais je veux juste dire une chose. Si vous voulez vaincre votre adversaire sur un tel terrain, il n’y a qu’une technique qui fonctionne : vous faites ce que les Russes ont fait dans les montagnes du sud de la Tchétchénie pendant la seconde guerre tchétchène – vous envoyez vos forces spéciales, de petites unités à pied, et vous combattez l’ennemi sur son propre terrain.

C’est un genre de guerre extrêmement brutal, dangereux et difficile que je ne vois vraiment pas les Américains mener. Les Sud-Coréens, oui, peut-être. Mais c’est là que le le nombre joue un rôle : en Tchétchénie, les Spetsnaz russes opéraient dans une zone de combat relativement petite et ils avaient le nombre. Maintenant, regardez une carte de la Corée du Nord et le nombre des forces spéciales nord-coréennes et dites-moi : les Sud-Coréens ont-ils la main-d’œuvre pour ce genre d’opérations offensives ? Encore une chose : la réaction américaine typique à ces arguments serait « Et alors ? Nous nous allons simplement leur envoyer une bombe nucléaire ! » Vous pouvez les atomiser, mais les armes nucléaires ne sont pas très efficaces sur ce genre de terrain, il est difficile de trouver une cible pour commencer, les forces ennemies seront pour la plupart cachées sous terre et, enfin, vous allez utiliser des armes atomiques pour faire face à des unités de la taille d’une compagnie ou d’un peloton ? Ça ne marchera pas.

Fin de l'aparté.

Si vous pensez que j’essaie de vous faire peur, vous avez totalement raison. C’est ce que je fais. Vous devriez avoir peur. Et notez que je ne mentionne même pas les armes nucléaires. Non, pas d’ogives nucléaires dans des missiles. Des dispositifs nucléaires de base transportés dans des camions militaires ordinaires. Conduits près de la zone démilitarisée en temps de paix parmi des milliers d’autres camions de l’armée puis enterrés quelque part, prêts à exploser au bon moment. Pouvez-vous imaginer quel pourrait être l’effet d’une frappe nucléaire « sans sommation » – « d’où est-elle venue ? » – sur la progression des troupes américaines ou sud-coréennes ? Pouvez-vous imaginer à quel point la question « Y en a-t-il d’autres ? » deviendra urgente ? Encore une fois, pour cela, les Nord-Coréens n’ont même pas besoin d’une véritable arme nucléaire. Un engin nucléaire primitif suffira.

Je peux déjà entendre le « Rah-rah-rah, nous sommes le numéro 1 ! » des irréductibles brandisseurs de drapeau rejetant tout cela en disant : « Ha, et vous ne pensez pas que la CIA sait déjà tout ça ? ». Peut-être que oui et peut-être que non – mais le problème est que la CIA, et le reste de la communauté américaine du renseignement, a été si désespérément politisée qu’elle ne peut rien faire contre les impératifs politiques tels qu’ils sont perçus. Et, franchement, lorsque je vois que les États-Unis essaient de faire peur aux Nord-Coréens avec des B-1B et des F-22 je me demande si quelqu’un au Pentagone ou à Langley est encore en contact avec la réalité. D’ailleurs, il y a les renseignements, et ensuite il y a les renseignements utilisables. Et dans ce cas, savoir ce que les Coréens pourraient faire ne signifie pas du tout savoir quoi faire à ce sujet.

En parlant de chaos – savez-vous ce que les Chinois ont dit expressément à son propos ?

Pouvez-vous deviner ?

Qu’ils ne « permettront pas le chaos et la guerre sur la péninsule ».

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Amérique / Drame du réchaufement climatique : -50°C sur l'Amérique du nord.
« Dernier message par JacquesL le 29 décembre 2017, 06:13:01 am »
Drame du réchaufement climatique : -50°C sur l'Amérique du nord.

<http://www.lefigaro.fr/sciences/2017/12/27/01008-20171227ARTFIG00235-un-froid-extreme-sans-precedent-touche-l-amerique-du-nord.php>

Un froid extrême sans précédent touche l'Amérique du Nord

Des chutes de neige record et une vague de froid polaire prolongée glaçaient l'Amérique du Nord mercredi, où les habitants luttaient contre des températures pouvant atteindre jusqu'à -50°C.

Le nord des États-Unis et certaines régions du Canada situées autour des Grands Lacs sont frappés par une vague de froid et des tempêtes de neige sans précédent. À Minot, dans le Dakota du Nord, le thermomètre est descendu mercredi jusqu'à -21°C. «L'air fait mal. C'est difficile de respirer. Votre peau se met à fumer instantanément dès que vous allez dehors», a témoigné Morgan Alonia, une habitante de Minot, jointe par l'AFP. «Les gens restent chez eux. L'activité est très lente», a ajouté cette gérante d'un fast-food.

Dans l'État de New York, le gouverneur Andrew Cuomo a mis en garde contre cette vague de froid qui doit durer jusqu'au 2 janvier. Les températures devraient tomber jusqu'à -40°C dans le nord de l'État à partir de jeudi. Un sans-abri est mort de froid dans la ville de Cincinnati, dans l'Ohio. Son corps a été découvert mardi matin à un arrêt de bus, dans le centre-ville. La température dans cet État du nord des États-Unis est de -10C° pendant la journée mais tombe jusqu'à -15°C pendant la nuit.

Le froid s'accompagne également de chutes de neige record. A Erié, non loin des chutes du Niagara et dont le lac sert de frontière naturelle avec le Canada, il est tombé 1,5 mètre de neige en seulement 48 heures. Les autorités locales ont dû instaurer un état d'urgence qui va permettre de réquisitionner le matériel lourd nécessaire pour éviter les accidents potentiels.

Les 147 centimètres de neige, expliquent les météorologues, ont été accompagnés de vents glacés soufflant depuis le lac dans cette ville de la pointe nord de la Pennsylvanie. Les habitants ont été invités à rester cloitrés chez eux avec des produits de première nécessité.

Selon les données des services météo américains, les 86 cm de neige tombés le jour de Noël sont un record absolu pour la ville, loin devant les 51 cm du 22 novembre 1956. Sur les deux jours, du lundi au mardi, la chute de 1,5 mètre de neige a également pulvérisé un record de 1958. Sur l'ensemble du mois, les 245 cm de neige cumulée ont là aussi battu un record, faisant de décembre le mois le plus neigeux de l'histoire d'Erié.
Des températures jusqu'à -50°C

La vague de froid est encore plus extrême au Canada, où le nord de l'Ontario devrait lui aussi connaître un record avec des températures à -50°C. «Des froids qui s'installent aussi longtemps et sur une étendue aussi grande, de mémoire, je n'en ai jamais connu», a affirmé à l'AFP Alexandre Parent, météorologue de l'agence fédérale Environnement Canada.

Selon lui, bien plus que le thermomètre, c'est l'étendue de la vague de froid et sa durée qui rendent cet épisode exceptionnel. L'agence fédérale a publié des avertissements de froid extrême lié à une poussée de l'air arctique pour les provinces du Québec, de l'Ontario, du Manitoba, de la Saskatchewan et de l'Alberta. «Un avertissement de froid extrême est émis lorsque le refroidissement éolien ou les températures très froides présentent un danger élevé pour la santé (engelure, hypothermie, etc.)», précise Environnement Canada sur son site. «Nous sommes en-deçà de 10 à 20 degrés Celsius des normales de saison», a abondé M. Parent.

Par ailleurs, des vents violents pouvant atteindre jusqu'à 120 km/h associés aux basses températures ont privé d'électricité près de 160.000 foyers en Nouvelle-Ecosse (est), soit près d'un tiers des clients de la province.



Plus ça se réchauffe moins vite et moins fort j'ai davantage froid, et voilà pourquoi votre fille est muette.
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Arts : littérature, musique, films... / La Complainte amoureuse d’Alphonse Allais :
« Dernier message par JacquesL le 20 décembre 2017, 09:14:32 pm »
La Complainte amoureuse d’Alphonse Allais :

Oui, dès l’instant que je vous vis,
Beauté féroce, vous me plûtes ;
De l’amour qu’en vos yeux je pris,
Sur-le-champ vous vous aperçûtes ;
Mais de quel air froid vous reçûtes
Tous les soins que pour vous je pris !
En vain je priai, je gémis :
Dans votre dureté vous sûtes
Mépriser tout ce que je fis.
Même un jour je vous écrivis
Un billet tendre que vous lûtes,
Et je ne sais comment vous pûtes
De sang-froid voir ce que j’y mis.
Ah ! fallait-il que je vous visse,
Fallait-il que vous me plussiez,
Qu’ingénument je vous le disse,
Qu’avec orgueil vous vous tussiez !
Fallait-il que je vous aimasse,
Que vous me désespérassiez,
Et qu’en vain je m’opiniâtrasse,
Et que je vous idolâtrasse
Pour que vous m’assassinassiez !
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Rando, ski, bivouacs, montagne. / Re : Tente bivouac Lidl "Rocktrail" de 1500 g.
« Dernier message par JacquesL le 18 décembre 2017, 08:09:22 pm »
Le défaut du mât en V a été enfin corrigé : les deux brins d'un même mât simple ne tenaient pas ensemble avant l'assemblage complet avec tendeurs. On perdait bien trop de temps.
Il a fallu coller à la cyano-acrylate deux minuscules bouts d'aluminium à blisters. Un peu d'ébavurage, et voilà.



A dire, c'est presque rien, mais à réaliser, ça consomme du temps. Du temps à l'abri, quand même.
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Politique française / Financement : comment ils ont imposé Macron au peuple français
« Dernier message par JacquesL le 12 décembre 2017, 06:34:44 pm »
Comment un homme inconnu du grand public un an auparavant, jamais élu, a-t-il pu en moins de deux ans créer un parti politique, l’animer et rassembler autant d’argent en si peu de temps ? L'article ci-dessous en donne l'explication.

CE JOURNALISTE ÉMET UN  AVIS DÉTAILLÉ QUANT A LA MISE EN PLACE ET L'EXECUTION D'UN COUP D’ÉTAT  CONSTITUTIONNEL :

-------
Hier, nous avons tous pu prendre connaissance des sommes  engagées par les différents candidats lors des dernières élections  présidentielles. On découvre ainsi qu’Emmanuel Macron a dépensé 16,7 millions  d’euros pour sa campagne. C’est même le candidat qui  a dépensé le plus!

Curieusement, aucun journaliste ne soulèvera la question suivante: Comment un homme inconnu du grand public un an auparavant, jamais élu, a-t-il pu en moins de deux ans créer un parti  politique, l’animer et rassembler autant d’argent en si peu de temps.

La réponse à cette question, la genèse de l’histoire, c’est, en quelque sorte, Parker Pointu, commentateur de ce blog qui nous  l’explique… Accrochez-vous, cela décoiffe :

 » Macron est remarqué par Henri de Castries, président  d’AXA mais aussi président du Groupe Bilderberg, aussi appelé conférence de  Bilderberg ou Club Bilderberg, un rassemblement annuel de plus d’une  centaine de membres essentiellement américains et européens, et dont la  plupart sont des personnalités de la diplomatie, des affaires, de la politique  et des médias.

Ils voient en Macron l’opportunité d’infléchir la politique économique et industrielle française et de contrer les syndicats, pour aller sur une politique libérale à  l’anglo-saxonne.

Cependant Macron ne parvient pas, à  son poste de conseiller économique à l’Elysée, à faire fléchir Hollande et son  gouvernement.

Lors de la réunion du Groupe Bildelberg à Copenhague du 29 mai au 1er juin 2014, la réunion compte de nombreux banquiers notamment de la Deutsche Bank, Christine Lagarde, Benoit  Coeuré, ancien de la BCE, et Macron.

Henri de Castries et  plusieurs banquiers se voient en présence de Macron.

Il est donc décidé de faire pression sur Manuel Valls pour que Mr Macron soit  ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique dans le gouvernement Valls II, en remplacement d’Arnaud Montebourg trop instable.

Jean-Pierre Jouyet est contacté et influence François  Hollande.

Macron est donc nommé Ministre le 26 août  2014.

Castries voit Valls et lui suggère de faire un geste vis-à-vis du patronat, de redorer son blason, qu’il en serait  récompensé.

Le 27 août Valls participe à l’université d’été du MEDEF où il a prononcé un discours salué par une longue « standing ovation ».

Les financiers ont réussi leur  coup.

Leur prodige est à leurs bottes, il n’y a plus qu’à manipuler la marionnette.

Le patronat est satisfait mais le trouve encore trop timide dans ses réformes, ils le poussent  à faire la loi « Macron 2 ».

Mais Valls s’y oppose et donne le projet de réforme à Myriam El Khomri.

Les financiers sont furieux contre Valls et décident sa perte, Valls les a trahis.

Cependant Macron réussit à inclure dans la loi : la réécriture du licenciement économique et le plafonnement des indemnités prud’homales.

Valls rétrograde Macron dans l’ordre protocolaire du gouvernement à l’occasion du remaniement réduit de février 2016.

Le 21 mars 2016 Castries, Gattaz (MEDEF), Mario Draghi (BCE), John Cryan DB, des financiers et les patrons des groupes de presse, Bolloré, Drahi, Bergé se réunissent à Francfort, et décident  d’épauler Macron pour la création d’un parti dévoué à leur cause.

Macron sera épaulé et financé pour créer un parti  politique.

La manipulation est simple: la presse écrite doit lui consacrer de nombreuses unes, notamment la presse féminine, et la presse destinée aux jeunes.

La télévision doit le présenter comme le gendre idéal.

Les patrons de presse créaient des groupes de travail uniquement dédiés à l’image et à la communication Macron.

Bolloré [QUI N’EST PAS SPÉCIALEMENT BRETON] a eu cette réflexion :  « Puisque la mode est aux couguars et aux MILF mettons sa couguar à la une, c’est tendance, les jeunes vont kiffer ! ».

Les  financiers vont élaborer la création du parti.

Ils  créent deux associations : l’« Association pour le renouvellement de la vie  politique » et l’Association de financement du parti : « Association pour le renouvellement de la vie politique » La deuxième sera financée par des fonds privés. Castries et Gattaz invitent Logerot le président de la Commission  nationale des comptes de campagne et des financements politiques, Dargnat qui prendra la présidence de l’association de financement du parti, un ancien de BNP Paribas Asset Management.

La machine est en marche.

Le 6 avril 2016 le parti est  créé.

L’argent des groupes financiers abonde, la campagne est lancée.

Fin avril 2016 Edouard Philippe maire du Havre est invité par Castries et Bolloré, à Paris, ces derniers lui demandent de soutenir Macron puis ils invitent le futur premier ministre à  la réunion Bidelberg qui se tient du 10 au 12 juin 2016 à Dresde.

Une réunion se tient avec Christine Lagarde, Baroso et d’autres financiers.

A l’issue se tient une autre réunion à Berlin où il est décidé de faire de Macron le Président de la France.

Sont présent des financiers, le directeur de la BCE, Drahi, Bolloré, Bergé et surprise : Louvel Président du Conseil supérieur de la Magistrature.

Ils sont rejoints le temps d’un dîner par Madame Merkel.

Dans le même temps, il faut penser à décrédibiliser Hollande, un débat aura lieu le 14  avril 2016 sur France 2.

Les patrons de presse font  pression sur Michel Field, patron de l’info du groupe France Télévision, pour que ce soit Léa Salamé, journaliste aux dents longues, multimillionnaire par son mariage et bobo moraliste qui anime le débat.

Le  14 avril 2016 elle fait son effet et François Hollande ne sera pas épargné.

En novembre, les primaires de droite sont ouvertes, Fillon gagne.

Jugé trop frileux dans son programme par les financiers, ils décident de l’éliminer.

L’affaire Fillon est lancée, bien d’autres élus de droite et de gauche font travailler leur conjoints ou enfants, mais Fillon doit être  éliminé.

Des rendez-vous sont pris par des informateurs dépêchés par les grands groupes de presse avec des journalistes du Canard Enchaîné et de Médiapart, journaux qui ont vu leurs subventions  augmenter en 2017, comme par hasard.

Gaspard  Ganzter, conseiller de Hollande mais aussi camarade de promo de Macron à  l’ENA, rencontrera le directeur du Canard début janvier.

Déchaînement des médias sur Fillon, les journalistes bien obéissants et soi-disant indépendants se déchaînent.

Mais surtout ils prennent soin de ne pas dénoncer les autres politiques qui commettent les mêmes délits.

L’homme à abattre c’est  Fillon.

L’ON VOIT ICI QUE LES BOLLORÉ ET DAHI PARLENT EN EFFET COMME DES ÉTRANGERS QU’ILS SONT…

De l’autre côté, ordre est donné d’axer sur le FN, sachant que lors d’une confrontation Macron-Le Pen, Macron serait  élu.

La Machine médiatique est en route, les magistrats sont dans la course; peu importe si cette campagne est nauséabonde, mais Macron doit sortir vainqueur coûte que coûte.

Lors d’une entrevue, entre Macron, Drahi, et Bolloré, Drahi dit à Macron : «  Ne brusque pas les Français, dis leur ce qu’ils veulent entendre, ce sont des veaux, ils veulent une idole, un homme providentiel, ils sont dans le délire présidentialiste.

Ils haïssent les gens qui réussissent et gagnent de l’argent, ils veulent que tu sentes le pauvre.

Sache les séduire et les endormir et nous  aurons ce que nous voulons.

Beaucoup de gens  (financiers et grands patrons) comptent sur toi, ne les déçois pas !

Sers toi des gens du spectacle, du show-biz, ces arrivistes incultes, qui se disent de gauche parce que cela fait bien, qui critiquent les  financiers et l’argent, mais sont les premiers à faire de l’évasion fiscale, tu verras ils viendront te lécher les fesses par intérêts, ce sont les pires,  je ne les aime pas ! »… Bolloré lui dit : « Le Français veut de l’information instantanée, du scoop, il ne réfléchit pas, du foot, des émissions débiles, du cul, de la bière et il est heureux, il faut leur servir ce qu’ils veulent !  »

Réunion le 11 avril 2017 avec Castrie, Drahi, Jouyet, Sarre et d’autres personnages influents avant le 1er tour des élections, la ligne médiatique est organisée, la presse est dévouée à Macron, mais Mélanchon inquiète, ainsi que le manque de confiance des Français envers  les politiques.

Le 23 avril 2017 ils sont rassurés, Macron est en tête avec 24%.

Drahi félicite Macron et lui dit : «Tu es président. Les Français n’auront jamais les couilles de voter Le Pen et les autres tordus vont venir te lécher les fesses et voteront pour toi ! ».

Cela se finit à la  Rotonde… Macron savait qu’il était président.

Le  24 avril la bourse prend 7 points, les places financières sont aux anges  !

Ces élections présidentielles NE furent qu’à un seul  tour, magnifiquement orchestrées par les médias, la finance et le CAC 40, les Français n’y ont vu que du feu !

Le 7 mai 2017,  Macron est élu et nos patrons de presse et autres vont mettre leur terrible  plan « en marche ».

Le spectacle du Louvre fut un  délire narcissique dont l’analyse révèle bien des intentions que je qualifierais de « déviantes » et bien éloignées des problèmes et attentes des  Français.

Reste maintenant la dernière étape: les législatives.

Faire élire à l’Assemblée Nationale 50% de personnes qui n’ont jamais touché à la politique ou eu un mandat électoral.

Cette manœuvre est organisée depuis Paris dans le cadre d’un mystérieux processus de sélection afin d’achever d’affaiblir le pouvoir législatif, le cœur de la démocratie, en mettant en place une sorte d’aréopage de personnes désignées qui seront à la botte du régime.

Là aussi, personne ne se posera la question du financement de toutes ces investitures.

« Il faut que tout change pour que rien ne change »..

Au second tour des législatives, Macron obtiendra une très nette  majorité.

Le changement est devenu le deus ex machina de la politique.

Il a suffi de le promettre pour conquérir le pouvoir.

Le peuple, par ces élections, a perdu sa souveraineté; maintenant il élit la personne que les financiers et les patrons de presse ont choisie.

Heureusement, 16 millions de personnes se sont abstenues ou ont voté blanc,  signe qu’il y a des français qui font encore preuve d’intelligence, et ne se  laissent pas manipuler.


Parker Pointu
-------

http://lagauchematuer.fr/2017/08/10/macron-a-depense-plus-de-167-millions-de-pour-sa-campagne-presidentielle-plus-que-tout-autre-candidat/
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Rando, ski, bivouacs, montagne. / Remédier aux insuffisances d'un "tarp" simple.
« Dernier message par JacquesL le 12 novembre 2017, 11:25:47 pm »
Critique et avenir.
Les triangles rectangles d'extrémité déjà présentés en photos sont nettement trop courts. La bonne solution pour usage au sol aussi bien qu'en hamac venté est des triangles équilatéraux, de 150 cm de côté. Ça tombe bien : le premier tissu à parachutes reçu fait exactement 130 cm de large, soit la hauteur de ce triangle équilatéral. Aire à peine inférieure à 1 m², poids de tissu de l'ordre 40 à 41 g par triangle.
Après couture des ourlets, dont les deux extérieurs sont autour d'un ruban gros-grain, le poids monte à 103 g, pour l'ensemble des deux premiers triangles coupés et cousus. On finira vers 205 g à 210 g pour les quatre.

Hésitations : oui mais monter sur quel tarp de 3 m de large ? En priorité sur un qui soit simplifié au point d'être défaillant en points d'ancrage.
Continuer en tissu à parachutes, perméable à l'air ? Je peux hésiter du fait de la grande difficulté à couper droit un tissu aussi fuyant, non calandré.

Résultat sur le tarp léger de 3m x 3m, 3Fgear déjà cité plusieurs fois.
Montage au sol sur deux cannes, à la longueur 120 cm, ce qui donne deux triangles rectangles 3, 4, 5, soit une emprise au sol de deux fois 90 cm = 180 cm :





Poids final 1003 g avec 16 sardines dont 6 fortes, et deux cordons longs d'origine, mais non encore affectés.





Il apparaît que le croisement pourrait être excessif, et que des lignes pour ancrer plus loin dans l'axe sont envisageables. Diagnostic qui sera confirmé et amplifié en montage suspendu sur hamac.







Oups ! J'ai monté la toile à l'envers !











Conclusions immédiates :
Oui, 3 m de tarp, c'est un peu juste pour abriter un hamac de la pluie.
Oui, il faut ajouter des lignes au bout des triangles d'absides. Reste à déterminer la longueur judicieuse.


Deux heures de matelotage plus tard :
Quatre estropes doubles ont été frappées en bout des triangles d'absides. Longueur totale au départ de chaque : 180 cm. A utiliser en double sur hamac, ou en quadruple au sol.
Huit nouvelles lignes de tendeurs sont en place sur les points à quart de côté. Les quatres latérales à partir des deux brins délaissés, après coupure en deux. Les quatre frontales à partir de ligne neuve de 3 mm couleur brun fauve, 2,10 m.
Six tendeurs métalliques de tension ont été ajoutés.
Quatre nouvelles sardines en alu doré ajoutent 38 g de métal de plus. Elles aussi ne conviennent qu'en sol de prairie compact. A présent 20 sardines.

Masse finale : 1081 g. Tous vents, mais sous réserve que les sols soient compacts.

En usage au sol, ajouter un tapis de sol, au minimum (120 x 195 cm) 185 g + 4 sardines 24 g : 210 g environ.
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