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jacquesloyal

12 novembre 2007, 05:03:07 pm
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Auteur Sujet: Prisons privées pour torture appropriée : Scientologie...  (Lu 5035 fois)

JacquesL

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http://www.bakchich.info/article2875.html
Citation
mardi 4 mars 2008 par Serge Faubert

L'Église de scientologie affirme qu'elle n'a rien à voir dans la récente séquestration, en Italie, de la soeur d'un scientologue français de haut niveau. Mais cette détention correspond, point pour point, à un « traitement » de choc prévu par la sciento, dont « Bakchich » révèle des documents internes.

Un simple « drame familial » dans laquelle l'Église de scientologie n'aurait rien à voir. A en croire son porte parole, Danièle Gounord, c'est ainsi qu'il faudrait apprécier la séquestration pendant plusieurs semaines, en Sardaigne, de Martine Boublil, par trois scientologues, dont son propre frère Claude Boublil, aidés d'une quatrième comparse. Hélas pour elle, cette explication peut être remise en cause. Bakchich est en mesure de le révéler, le calvaire enduré par la victime ressemble furieusement à un programme de « soins » très particulier que la secte réserve à certains de ses adeptes. Probablement une coïncidence !
C'est un détail dans l'entretien que Martine Boublil a accordé à nos confrères du Parisien, samedi 1er mars, qui a mis Bakchich sur la voie. La rescapée souligne l'étrange comportement de ses gardiens : « Ils ne m'adressaient pas un mot. Pour dire oui, ils clignaient des yeux, pour non, les laissaient ouverts. »

Attitude qui n'a aucun sens. Sauf en scientologie. Ce mutisme est en effet au coeur d'une thérapie de choc dénommée « Isolation Watch ». Un « bulletin technique » de la secte, autrement dit une circulaire interne en date du 23 janvier 1974, détaille en ces termes la conduite à tenir : « En présence d'une personne en crise psychotique, isolez totalement cette personne, tous ses congénères étant à son égard complètement muselés (interdiction de lui parler) »

Claude Boublil, un médecin pionnier de la scientologie en France

Crise psychotique ! A l'évidence, c'est le diagnostic qui aurait été posé sur Martine Boublil par son frère, Claude Boublil. Ce médecin, aujourd'hui à la retraite, est un des pionniers de la scientologie en France. Il en a d'ailleurs gravi tous les échelons puisqu'il est OT8, le plus haut degré délivré par la secte. Seuls une dizaine de Français ont atteint ce niveau.

Boublil est également l'un des vingt scientologues poursuivis dans le cadre d'une instruction ouverte en 1983 à Paris pour escroquerie, extorsion de fonds et exercice illégal de la médecine. En octobre dernier, le juge en charge du dossier a rendu une ordonnance de non-lieu. Celle-ci fait aujourd'hui l'objet d'un appel des parties civiles devant la chambre de l'instruction.

Revenons à Martine Boublil. En juin 2007, comme elle l'a confié au Parisien, elle est internée à la suite d'une dépression sévère. C'est son second frère, Gilbert, lui aussi médecin, mais non-scientologue, qui a demandé son hospitalisation.

Les deux frérots en bisbilles

Mais Claude, le frère scientologue, ne l'entend pas de cette oreille. Selon Martine Boublil, ce dernier lui fait quitter l'hôpital et l'emmène d'abord en Normandie, puis dans la Sarthe, et enfin en Sardaigne.

Pourquoi la soustraire ainsi à des soins spécialisés ? La doctrine de la sciento permet, là encore, d'envisager une explication. Les scientologues tiennent les psychiatres pour les pires ennemis de l'humanité. Ils sont convaincus que les techniques de Ron Hubbard, le fondateur de la secte, sont les seules à pouvoir soulager et guérir les patients souffrant de troubles psychiques. Les quatre personnes arrêtées en Sardaigne ont d'ailleurs déclaré aux policiers qu'elles avaient retenu Martine Boublil pour son bien. Ça, c'est un traitement !

Selon toute vraisemblance, celle-ci a été cataloguée dans la catégorie des cas les plus lourds : les PTS (acronyme de « source potentielle de trouble ») de type III dans le jargon scientologue. C'est pour eux que Ron Hubbard a élaboré le fameux programme « Isolation Watch ».

Il est censé s'appliquer aux seuls adeptes. Or, en juin 2007, Martine Boublil n'était plus scientologue. Entrée dans l'organisation en 1978, elle l'a quittée en 1986. Mais, comme elle le confie au Parisien, elle n'a jamais complètement rompu les ponts, restant en contact avec plusieurs adeptes. Dont, bien sûr, son frère, autrement dit le noyau dur de la sciento. Celui-ci aura voulu la faire profiter des pouvoirs thérapeutiques que l'enseignement de Ron Hubbard est censé procurer aux plus chevronnés de ses disciples. C'est qu'il l'aime, sa chère soeur.

Le programme de la sciento : « Personne ne doit parler à la personne »

Pourtant, le programme « Isolation Watch » est des plus gratinés. La phase de rétention et de mutisme total prépare un endoctrinement progressif comme le précise une seconde circulaire de Ron Hubbard : « Durant son isolement, on administre à la personne un parfait programme d'introspection, échelonné en sessions de courtes durée, pour lui faire graduellement reprendre confiance. Entre les sessions, la règle du musellement est de rigueur. Personne ne doit parler à la personne ni à sa proximité »(1)

Rassurons-nous, Ron Hubbard reste un grand humaniste. La circulaire prévoit que « Vient un moment ou le C/S - le « superviseur de cas », autrement dit le chef des geôliers - doit décider de relâcher la personne placée en isolement. »

Mais, en scientologie, on ne s'en va pas comme ça. « Le C/S doit déterminer le niveau de responsabilité de la personne. Exemple : « Cher Joe, que peux-tu me garantir si on te laisse sortir d'isolation ? » Et il vaut mieux ne pas se tromper dans la réponse. Car « Si la réponse de la personne montre une irresponsabilité continue (.) le C/S doit informer la personne de son maintien en isolement et de la raison de ce maintien. »(1) Bigre.

Et Ron Hubbard qui, décidément, a pensé à tout, détaille la marche à suivre.  Exemple : « Cher Joe, je suis désolé, mais il n'est pas encore question pour toi de sortir d'isolement. Tes actions ont menacé indirectement des centaines de personnes et directement six familles dont les maisons ont été incendiées. Tu n'as pas conscience des effets que tes actes peuvent avoir et tu ne te sens toujours concerné que par ton propre intérêt. Tu dois quelque peu haïr la race humaine ». (1)

Un député UMP a proposé la création d'une commission d'enquête

Bref, plusieurs mois encore auraient pu s'écouler avant que Martine Boublil ne recouvre la liberté. Dans quel état de délabrement physique et psychique ?

Le député UMP Georges Fenech, a proposé samedi, la création d'une commission d'enquête parlementaire sur la scientologie. Martine Boublil, elle, a annoncé qu'elle entendait porter plainte contre ses ravisseurs dès qu'elle sera de retour à Paris.

En France, l'enlèvement et la séquestration sont punis de 20 ans de réclusion criminelle. La justice pourrait être tentée de faire découvrir à certains scientologues les joies du silence et de l'enfermement. Juste pour tester : ça ne peut pas faire de mal, d'après ce bon vieux Ron !

(1) Introspection rundown. Bulletin technique 20 février 1974.
http://www.bakchich.info/article2875.html

Voir aussi Wikinews :
http://fr.wikinews.org/wiki/Sardaigne_:_une_affaire_de_s%C3%A9questration_met_la_Scientologie_dans_l%27embarras
« Modifié: 07 mars 2008, 04:23:09 pm par Jacques »

JacquesL

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Re : Prisons privées pour torture appropriée : Scientologie...
« Réponse #1 le: 07 mars 2008, 01:12:23 pm »
Claude Boublil dément en ces termes :
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/opinions/interviews/20080306.OBS3863/un_frere_devoue_qui_voulait_aider_sa_soeur_mentalement_.html
Commentaires des lecteurs à :
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/20080306.OBS3863/lsreactions00e5.html?l=0

Citation
CIENTOLOGIE
"Un frère dévoué qui voulait aider sa sœur mentalement dérangée"

Le 21 janvier dernier, à Nuoro (Sardaigne), la police italienne, alertée par des voisins, découvre une Française, Martine Boublil, enfermée dans une maison de campagne, et vivant dans des conditions d’hygiène déplorables. Retrouvée à demi nue, elle dormait sur un matelas infesté de vermine, selon la police locale. Elle était gardée par trois membres de la Scientologie. Soupçonnés de l’avoir retenue contre son gré, la police les avait arrêtés, puis relâchés. Comme son frère, le Dr Claude Boublil, lui aussi membre de la Scientologie, qui a fait le voyage avec eux. Dans une interview au Parisien, Martine Boublil, - qui fut elle aussi membre de la Scientologie, il y a plusieurs années-  affirme bien avoir été "séquestrée", affirmant que son frère l’avait "emmenée de force" dans cette maison. Après avoir été hospitalisée dans un établissement psychiatrique, Martine Boublil est rentrée à Paris, mardi 4 mars.

Pour la première fois, en exclusivité, le Dr Claude Boublil dément que sa sœur ait été séquestrée, et veut rétablir la vérité sur cette affaire  qu’il considère être un "drame familial".
 

Comment - et pourquoi - votre sœur s’est-elle trouvée en Sardaigne ?
 

- Il faut revenir un peu en arrière. Je suis médecin et ma sœur Martine avait dû subir deux hospitalisations psychiatriques en région parisienne. Elle a demandé à ce que je la sorte de l’hôpital. De nombreuses recherches de solutions alternatives pour éviter à ma sœur la fatalité qu’elle refusait : être internée, se sont montrées infructueuses. Malgré beaucoup de travail, je n’ai pas réussi à trouver une structure véritablement alternative sur le territoire français susceptible de nous aider. Il était donc de mon devoir de trouver une solution. D’autant plus que ma sœur a toujours refusé les différentes sollicitations pour être hospitaliséeet a préféré rester avec moi. J’ai donc dû trouver un endroit à la campagne, au grand air, loin des perturbations de la ville ou Martine pouvait faire de longues promenades, se reposer et bien dormir.

Ma tâche n’était pas toujours facile car Martine considérait que ses toilettes et sa salle de bain étaient empoisonnées et elle ne laissait personne l’approcher ou toucher à sa literie, ses vêtements ou ses objets. La Sardaigne nous a donc été conseillée par des amis qui nous ont trouvé un endroit en pleine montagne dans un environnement magnifique.
 

Pourquoi la Sardaigne ? A qui appartient cette maison ?
 

- C’est une maison de vacances qui a été louée par moi dans un endroit de villégiature au milieu de nombreuses autres maisons, dans un parc naturel boisé. D’autant plus qu’à cet endroit, j’avais réussi à trouver un "thérapeute" qui avait les compétences nécessaires pour pouvoir aider et soulager une personne comme ma sœur atteinte d’une psychose délirante et paranoïaque. C’est une thérapie légère en totale opposition avec la brutalité des traitements psychiatriques qui étaient refusés par ma sœur.
 

Vous l’avez  accompagnée avec quatre personnes : Marie D. 42 ans, Julien Q., 18 ans, Rachid K. 18 ans, et Daniel B. Pourquoi autant de personnes, et par hasard, tous membres de la Scientologie ?


- Parce que pour s’occuper d’une personne aussi délirante que ma sœur il faut une vigilance constante et une présence permanente. Nous sommes partis en voiture, tous les trois, Julien, Rachid et Daniel. Marie nous avait devancé en avion. Pourquoi sont-ils tous membres de la Scientologie ? Comme moi-même depuis plus de 30 ans ? Simplement parce qu’ils étaient mes amis de la Scientologie !
 

Ils devaient être vraiment motivés pour se lancer dans cette aventure ?
 

- Oui. J’ai cherché des personnes de confiance pour m’aider dans cette tâche difficile et cette entreprise compliquée.
 

Il n’empêche que votre sœur vous accuse de l’avoir séquestrée ?
 

- Je ne l’ai jamais entendue me dire cela. De plus, la maison était ouverte au vu et au su de tout le monde. Sans la moindre idée de cacher quoi que ce soit durant notre transport, en bateau ou en voiture. A Gênes, nous avons même été contrôlés par la police italienne. Devant les signes manifestes d’excitation que donnait ma sœur, la police a fait venir une ambulance avec un psychiatre. Ma sœur leur a dit qu’elle voulait continuer le voyage avec moi pour aller en Sardaigne. Où est la séquestration ?
 
Quel a été votre rôle dans cette affaire ?
 

- Le rôle d’un frère dévoué qui veut aider sa sœur mentalement dérangée et qui lui demande expressément de la sortir des hôpitaux psychiatriques à maintes reprises.
 

Votre attitude correspond bien à vos croyances de la Scientologie qui combat la psychiatrie avec une vigueur absolue ?
 

- Je suis moi-même médecin. Je connais les conséquences de certaines pratiques psychiatriques et j’ai voulu lui éviter un traitement qu’elle réprouvait. J’ai donc tenté de trouver une alternative pour ma sœur, qui soit plus douce. Je sais par mon expérience de scientologue qu’il existe des alternatives à une hospitalisation forcée. Je constate malheureusement que cette tentative a manifestement échoué car elle a été à nouveau hospitalisée dans un hôpital psychiatrique en France.
 

Pourtant, votre sœur affirme qu’elle a vécu l’enfer, qu’elle ne pouvait pas sortir de sa chambre au premier étage, qu’elle dormait sur un matelas par terre, qu’elle faisait ses besoins dans une bassine, et  qu’elle ne se lavait pas…
 

- C’est facile à comprendre quand on sait, comme moi, que ma sœur se sentait persécutée, qu’elle avait la terreur des microbes, qu’elle pensait que le moindre vêtement qu’on lui présentait était empoisonné ainsi que ses toilettes, son bidet, son lavabo, sa douche, bref, tout ce qui l’entourait. Elle refusait même qu’on s’approche de sa literie. Et dire qu’elle disposait d’une belle salle de bains !
 

Votre sœur était entrée à l’Eglise de scientologie en 1978 quand elle avait 18 ans. Elle dit que c’est vous qui l’aviez encouragée dans cette voie. Elle y est restée huit ans. Pourquoi l’ a-t-elle quittée ?
 

- C’était sa propre décision. En scientologie, on entre et on sort quand on veut. Mais j’ai gardé le souvenir qu’elle était très heureuse quand elle y était.
 

On dit que vous êtes l’un des chefs de file de la Scientologie en  France, que vous êtes un "thétan VIII", le plus haut grade actuel de la scientologie, et que vous officiez au Celebrity Center de Paris. On compte seulement une dizaine de Français qui ont atteint ce grade là ?
 

- Faux. Je n’ai aucun poste dans l’Eglise de Scientologie ni au Celebrity Center de Paris. Je suis un simple paroissien. Il ne faut pas tout confondre. Le niveau que j’ai atteint s’appelle "OT 8" et non "Thétan 8". Il s’agit là d’un niveau de conscience spirituelle. Ce n’est nullement un poste hiérarchique dans la Scientologie.
 

L’affaire a fait la "une" de tous les journaux italiens et la RAI a diffusé plusieurs reportages dans ses journaux télévisés. La justice vous a mis en examen ? Qu’en est-il pour la France ?
 

- Depuis que la justice italienne s’est saisie de cette affaire, il semble qu’elle l’ait mieux cernée. C’est une affaire strictement relative à ma vie privée et celle de ma sœur qui a été utilisée à des fins autres dans une période extrêmement médiatisée dans la même semaine que la résurgence d’une polémique sur la Scientologie en France. Le tapage médiatique qui a été fait autour de cette affaire ne peut que nuire à la santé de ma sœur. Mes avocats sont actuellement en train de réfléchir aux éventuelles poursuites pour atteinte à la vie privée et diffamation.
 

Ou est votre sœur actuellement ? Et l’avez-vous vue ?
 

- Je sais qu’elle a été amenée à l’hôpital psychiatrique Saint-Anne, mardi soir, le jour de son retour en France. Elle m’a téléphoné à plusieurs reprises pour me demander de venir la sortir de cet hôpital. Elle m’a d’ailleurs laissé un message sur mon répondeur.
 
Que disait ce message ?
 

- (Il se lève pour nous faire écouter l’enregistrement, une voix affaiblie mais déterminée). Ecoutez : "Claude, ce que j’aimerai, c’est que tu m’héberges chez toi… Je vous aime tous très fort… Je n’ai jamais porté plainte… Ce n’est pas vrai…"
 
Interview du Dr Claude Boublil par Alain Chouffan
(le jeudi 6 mars 2008)
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Et parmi les réactions :
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A Sarkool
En théorie, les psychiatres savent faire la différence entre vraie persécution et délire, mais le problème n'est pas là: ce médecin n'est pas psychiatre et a tenté de soigner une soi-disant malade: il y a pratique illégale de la médecine. Seul un psychiatre est habilité à déterminer si une personne doit être "enfermée" et lui prodiguer de réels soins. Ce n'est pas en séquestrant qq1, même si il ou elle est malade qu'on le soigne, ça coule sous le sens.

Les Diafoirus d'aujourd'hui (1/2)
La médecine globalement a fait des progrès extraordinaires. Mais il faut reconnaître que la psychiatrie, malheureusement, en est à peu près au stade des médecins fantoches à longues robes noires et chapeaux pointus du XVIIIè siècle. Ils se comportent trop souvent comme les Diafoirus de Molière : il y a ceux que la non-directivité et le travail du temps branchent qui laissent le relai, après des années d'inefficacité, aux adeptes des traitements médicamenteux, physiques, ... qui rendent l'individu, au départ en simple souffrance ou déviant, désocialisé, dépendant, drogué, quelquefois irrémédiablement abimé.
Pour l'avoir vécu avec un de nos enfants adopté ayant souffert dans ses premiers mois de vie et pour avoir trop fait confiance aux "professeurs" pédopsychiatres nous avons découvert cette réalité médicale que l'on ne peut soupçonner, aveuglés que l'on est par les magnifiques avancées thérapeutiques des autres domaines de la médecine... ./.

Les Diafoirus d'aujourd'hui (suite et fin 2/2)
La prépotence des psychiatres n'est pas justifiée par les résultats que ns avons constatés sur 15ans. Certains ns ont démontré avoir moins de compréhension psychologique que les psychologues non médecins. Certains sont de vrais brutes qui se protègent derrière un discours et une pratique conformistes qui les mettent à l'abri de toute véritable remise en question personnelle.
Une évaluation globale à l'échelon national des résultats obtenus par les médecins psychiatres et du coût humain et financier de leurs actions aurait besoin d'être faite régulièrement. Je pense que l'on aurait bien des surprises. En tout cas c'est le secteur de la Médecine qui a le plus grand besoin de progresser, qui a le plus grand besoin de praticiens sincères, humbles et qui devrait peut-être ne pas laisser les psychologues systématiquement en position subalterne par rapport aux psychiatres
Je ne connais pas la scientologie. Je réprouve toute organisation qui réduit le libre arbitre dans la vie privée.

Dubitative....
Les déclarations de ce medecin me semblent d'une si mauvaise foi ! " Et dire qu'elle avait une si belle salle de bain !"
Et que fait le conseil de l'ordre ? quand je pense qu'un psychiatre pour avoir soigné un Sans-Papiers( Rue89) se retrouve en lieu et place d'un accusé........... alors que nous avons là, (il me semble) un charlatan ...... celà se passe de tout commentaires

Methode scientologue habituelle
"on entre et on sort quand on veut" ? Ça n'est pas l'avis de Lisa McPherson qui est morte en 1998 dans des conditions de détention similaires et qui sont la technique habituelle pour "matter" les dissidents. ( whyaretheydead point net )
Ou même de la propre nièce du n°1 actuel David Miscavige, qui a subi la "deconnexion" (plus aucun contact avec les scientologues) quand elle a voulu partir ( exscientologykids point com )

Nous aurons tout le loisir de discuter de ça le 15 mars devant le Celebrity Center de Paris, lors de la manifestation contre l'Eglise de Scientologie organisée au niveau mondial.

« Modifié: 07 mars 2008, 01:18:55 pm par Jacques »

JacquesL

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Analyse en réflexivité.
« Réponse #2 le: 07 mars 2008, 05:16:07 pm »
Analyse en réflexivité : qu'est-ce que cela me fait ressentir de si fort ? Pourquoi ?

Le mur de mauvaise foi compacte, et d'hypocrisie illimitée, que Claude Boublil oppose à sa soeur, ne me rappelle que trop les murs de mauvaise foi compacte, et d'hypocrisie illimitée, que m'opposent depuis plus de dix ans feue ma mère, et toujours ma soeur. Si elle en avait le pouvoir, nul doute que ma soeur n'hésiterait jamais à m'enfermer aux oubliettes jusqu'à ce que mort s'ensuive. Elle a déjà menacé ma compagne qu'elle me ferait enfermer si je persistais à être vivant, à être le témoin gênant qu'on ne parvient pas à faire taire.

Le charlatan Claude Boublil diagnostique sa soeur comme "en crise psychotique", parce qu'il y a de l'héritage à capter. Ma charlatane de soeur fait de même...

Ma demande du 10 décembre 2004, de mettre fin in extremis à leur complaisance envers la criminalité organisée, est publique. Son adresse d'origine est désormais inaccessible, passée en archives, mais je l'ai republiée là : http://jacques.lavau.deonto-ethique.eu/Fam_Lavau/Mettre_fin_a_la_complaisance_envers_la_criminalite_organisee.htm

Jusqu'au 24 décembre 2004, les violences téléphoniques de ma soeur ne laissaient aucune trace matérielle, aucune preuve, et rien n'était plus facile que de démentir leur toxicité fort volontaire, d'un dédaigneux "Mais tu délires complètement, mon pauvre fou ! Il ne s'est jamais rien passé de tel puisque tu ne peux pas le prouver en justice !". Normalement, le harcèlement et l'action psy sont des crimes parfaits, qui ne doivent laisser aucune trace compromettante... Voilà qui est changé avec ce courrier, qui lui, demeure, et qui n'est pas le seul :



Même diagnostic sauvage par une charlatane complète : ma soeur n'a aucune formation en psychiatrie ni en psychopathologie. Moi si, j'ai cette formation universitaire, mais cela porte ombrage à l'omniscience infuse de cette vaniteuse. N'oublions pas ces fabuleux théorèmes de ma soeur :
"Et pis d'abord ! T'as pas le droit d'ouvrir la bouche sur quoi que ce soit, puisque tu n'as même pas été psychanalysé !". Madame Soeur dixit.

"Et pis d'abord ! Ton témoignage est irrecevable, puisque tu y étais ! Donc tu n'es pas objectif ! Tandis que moi qui n'y étais pas, qui ai toujours su me tenir à l'écart des faits, et prendre soin de ne jamais rien vérifier, je suis objective !". Madame Soeur dixit.

" Kestatan pour avouer que l'inconscient est omniscient ? Kestatan pour avouer que tout escroqué était en profonde complicité avec l'escroc, que tout volé était en profonde complicité avec le voleur (ou la voleuse), et est donc le véritable coupable du vol qu'il a subi ?
Kestatan pour avouer que tu as choisi
("Gazonbleu" est son pseudonyme usuel, féminin de Barbe Bleue) exprès pour te faire maltraiter par elle ?". Madame Soeur dixit.

"Et puis d'abord, tu n'as pas le droit de décrire la paranoïa de ta femme, car tu n'as pas fait d'études de psychiatrie !". Madame Soeur dixit. (Je les ai faites depuis, les études de psychopathologie, et pour de bien autres raisons).

"Et puis d'abord, oser expérimenter comme tu l'as fait, pour déterminer lequel de vous deux est fou, c'est une abominable traîtrise, comme seul peut l'imaginer un paranoïaque ! Un homme normal, quand nous le traitons de fou à répétition, se laisse docilement convaincre sans chercher à comprendre, lui !". Ce harcèlement aussi est de ma soeur. Expérimentation décrite en annexe n° 2 de l'article à http://jacques.lavau.deonto-ethique.eu/paranoia.html.

"Et puis d'abord, Kestatan pour avouer que vous les profs, vous êtes tous des addicts de la relation inégale, que vous êtes tous incapables de vous remettre en cause, tous abusifs, et que j'ai bien raison de me venger de vous tous, sur toi !". Toujours pour ne citer que ma soeur...

On remarquera le choix des accusations les plus ignobles, et sans s'inquiéter le moins du monde qu'elles soient contrafactuelles : "le mépris que tu montres à l'égard de tes enfants". La contrafactualité ne dérangera jamais Madame Soeur, qui a toujours manoeuvré pour se maintenir le plus loin possible des faits, pour échapper à toute expérimentation dirimante : ils pourraient déranger ses intimes convictions préalables. Ironiste, papa avait l'habitude de brocarder "Commençons par écarter soigneusement tous les faits, car ils ne se rapportent point à la question !"

Très intéressante aussi est la formulation : "Tu impressionnes certains par ta culture générale". Elle révèle que la jalousie de vaniteuse est le moteur de base de la haine illimitée qu'éprouve ma soeur à l'égard de son frère, et qui inspire ses fourberies successives. C'est le politologue Jean Leca qui m'a donné la clé, en exposant la haine tenace et jalouse que Robert Mossé vouait à Georges : les vaniteux détestent à mort ceux dont la compétence et l'honnêteté font ombrage à leur incompétence.

Persécuteur externe actif et redoutable, Georges était difficile à vivre et pour moi-même et pour son épouse Anne. Du moins m'a-t-il exercé à n'être jamais là où l'on m'attend, et à avoir un persécuteur interne très exigeant pour l'écrivain et le scientifique - aussi exigeant que celui de Charles De Gaulle écrivain styliste. A défaut de tout le reste, cela m'a du moins permis de devenir facilement un chercheur-né, ce qui n'aurait jamais servi à rien et serait demeuré stérile à vie, si dans les années 74-76, je n'avais heureusement appris à être un trouveur. Un corpus de techniques qui ne s'oublie jamais ensuite, qui persiste à faire ma fécondité constamment inattendue, qui prend chacun à contre-pied.

En revanche Anne est demeurée à vie dans sa guérilla contre Georges, puis contre tout mâle sous la main. C'est bien par la jalousie de la vaniteuse vautrée et paresseuse, incapable de se mettre à la hauteur de ses prétentions, que feue ma mère a suscité tous les complots contre son fils, à commencer par celui de sa bru.
Georges est décédé, Anne est décédée, mais la continuité de la jalousie des vaniteuses est toujours là. La perversité et le sadisme se reproduisent, comme par une main invisible du diable. Tel est le contage dans la maladie mentale, dont mes enfants sont les premières victimes. Le déni de réalité qu'il suscite, est du même ordre de férocité criminelle, que le fut la réaction de la faculté de médecine de Wien contre l'asepsie, découverte en 1848 par Ignac Füllöp Semmelweis, à qui on a fait payer très cher sa découverte dérangeante : c'étaient les accoucheurs qui tuaient les parturientes, trop orgueilleux pour s'abaisser à se laver les mains.

Grâce aussi au matériel accumulé dans le Staunisier, nous sommes désormais en mesure de combler un trou dans la nosographie psychiatrique : les charlatans.
Claude Boublil, la vedette du Staunisier, et ce qu'il reste de matriarques despotiques dans ma famille d'origine, ont en commun d'être de dangereux charlatans.
Contrairement au mythomane non pervers, qui peut éventuellement être malheureux de ses échecs, et être demandeur d'une psychothérapie, les charlatans sont incurables comme les autres pervers, ils demeurent prisonniers de leurs mensonges précédents, et s'enferment toujours plus profondément dans leurs dénis de réalité.

Voilà pourquoi la nouvelle de cette longue incarcération de Martine Boublil par son frère et d'autres complices scientologues me remue aussi profondément : moi aussi, j'ai une famille de charlatans, où les séniores (femmes) sont en dessous de tout, et dangereuses.

Est-il besoin d'ajouter que depuis qu'elle a subi toutes les manoeuvres téléphoniques et les menaces de ma soeur, ma compagne ne la supporte plus ? Initialement, elle n'aurait jamais soupçonné que les matriarques de ma famille d'origine soient des tordues à ce point, mais désormais son information est faite. Voilà : il arrive que le mensonge à répétition ne paie plus.
« Modifié: 04 juillet 2010, 08:55:27 am par Jacques »

JacquesL

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Le blog de Philippe Brunet-Lecomte
« Réponse #3 le: 07 mars 2008, 07:09:41 pm »
http://www.lyonmag.com/article.php?id=7013

Citation
www.lyonmag.com     
03-03-2008
Le blog de Philippe Brunet-Lecomte

La Scientologie n’est pas au fond une organisation dangereuse, elle a le droit d’exister en paix... C’est ce que vient, en gros, de suggérer Emmanuelle Mignon qui n’est pas n’importe qui puisque cette énarque est directrice de cabinet du président de la République.

Il se trouve que la Scientologie on connaît bien à Lyon où cette secte est particulièrement active. Et en plus, il se trouve également que “l’église” de Scientologie, je connais bien personnellement puisque j’en ai fait partie. Non, vous ne rêvez pas. J’ai bien été membre de cette fameuse église, pendant quelques semaines. A l’époque, j’étais jeune journaliste. Et mon rédacteur en chef m’avait demandé de réaliser une enquête sur ce mouvement alors mystérieux qui commençait à s’implanter à Lyon. C’était au début des années 90. Je me suis alors dit que la seule solution pour aller au delà des discours officiels de la Scientologie, c’était d’infiltrer ce mouvement en apparence très respectable. Une expérience qui m’a marqué.
Je me souviens que j’ai alors trouvé une astuce pour me faire recruter en passant simplement devant le siège de cette église qui, à l’époque, était située rue Edouard Herriot dans le centre de Lyon où j’avais remarqué des agents rabatteurs qui faisaient le guet pour repérer leurs victimes. Des jolies files ou des types sympas qui s’attaquaient aux jeunes, aux paumés... Un grand gaillard m’a alors abordé en demandant si je connaissais la Scientologie avant d’engager la discussion. Habile, très habile. Quelques minutes plus tard, je me retrouvais dans les locaux de “l’église” en train de passer un test d’évaluation. Une centaine de questions bizarres. Evidemment, la conclusion était formelle : j’avais un “mental” dans un état assez lamentable mais je pouvais m’en tirer à condition de suivre des cours de “dianétique”... Ce qui m’a tout de suite frappé, c’est que les adeptes parlaient tous le scientologue, une langue étrangère avec des mots étranges qui n’avaient pas le même sens que dans le langage courant. Un signe. Car le premier objectif d’une secte c’est de couper ses victimes du monde, de leur famille, de leurs amis... C’est d’ailleurs le sens étymologique du mot secte (couper comme sécateur).
Bref, j’ai plongé sans hésitation. Et je me suis inscrit pour une série de séances. Et là encore j’ai compris que la deuxième règle dans une secte c’était de tirer le maximum de fric aux adeptes. D’ailleurs, la Sciento me piquera une sacrée somme à l’époque. Plusieurs milliers de francs, en liquide. Et j’ai enchaîné les séances pendant plusieurs semaines. Avec des exercices surprenants. Un jour, le type qui me “supervisait” m’a demandé pendant deux heures de parler en utilisant non pas des mots mais des chiffres avec les intonations d’une phrase normale. Absurde, mais indispensable pour que les recrues apprennent à dire n’importe quoi. Même démarche un autre jour quand on m’a demandé pendant trois heures, de marcher d’un pas décidé jusqu’à un mur en exigeant que je m’arrête uniquement sur ordre, au dernier moment, le nez contre le mur. “Tu dois avoir confiance en moi” me répétait mon “superviseur”. Là encore, un exercice pour asservir les adeptes. Sans parler du blabla scientologue un mélange de science-fiction et de récits bibliques qu’il fallait apprendre par cœur. Avec en prime une vénération permanente du gourou de la secte dont le portrait trônait partout : Ron Hubbard. Mais le pire, ça a été au bout de quelques semaines quand j’ai démarré les “auditions”, des séances où on exigeait que je raconte ma vie en détail. Le tout contrôlé par un “électromètre”, une sorte de détecteur de mensonges avec deux électrodes et un compteur.
Au début, je ricanais intérieurement en me disant que ça allait faire un super-article. Mais je jouais le jeu. Et j’ai tellement joué le jeu qu’au bout de quelques semaines, je commençais à faiblir. Le soir quand je rentrais chez moi, je ne trouvais plus où j’avais garé ma voiture. Et puis, je me sentais glisser. Je n’étais pas converti à la Sciento. Mais je voulais en savoir toujours plus, aller toujours plus loin... Au fond, j’étais attiré irrésistiblement par cette secte, même si j’avais un alibi journalistique. L’engrenage. D’ailleurs, au bout de quelques semaines, mon rédacteur en chef commençait à s’inquiéter. Il trouvait que je prenais cette enquête un peu trop à cœur. Du coup, il exigera que je mette fin à cette infiltration. Sage décision. Alors que j’insistais pour continuer. Mais lui, il sentait bien que j’étais en train de mal tourner. Je me suis alors enfermé pendant plusieurs jours chez moi pour tout raconter. Des pages et des pages. Le grand défoulement après des semaines de clandestinité. Un récit fleuve qui paraîtra dans l’édition lyonnaise du Figaro où je racontais simplement ce que j’avais vécu, sans aucun commentaire. Ce qui me vaudra un courrier impressionnant. Des centaines de lettres. Mais aussi un coup de fil anonyme toutes les nuits vers 4 h du matin. Une voix me menaçait. Un matin, j’ai alors décidé de téléphoner directement à un responsable de l’église de Scientologie en lui disant d’un air décidé : “Je sais que c’est vous, arrêtez où ça va mal finir”. Et les coups de téléphone ont cessé, comme par hasard.
Mais le plus drôle, c’est que j’ai croisé dans la rue, quelques jours après la parution de cette enquête, une jeune adepte qui, comme moi, avait subi le fameux test avant de plonger dans la “dianétique”. Mais elle était restée à Sciento. Une jeune paumée. D’ailleurs, elle m’a avoué naïvement : “ton enquête a semé la panique à l‘église de Scientologue mais franchement, je n’ai pas compris pourquoi. Tout ce que tu as écrit, c’est ce que j’ai vécu. Et je ne vois pas où est le scandale”. Elle ne comprenait pas, la pauvre. Déjà prise dans l’engrenage. J’ai su également que la secte m’avait fiché parmi les individus “suppressifs” c’est-à-dire particulièrement dangereux.
Mais quelques semaines après cette infiltration, coup de théâtre. Les principaux responsables de la secte seront arrêtés à Lyon. A la suite du suicide d’un adepte poussé à bout. La police va alors saisir les fichiers de Scientologie. Et comme je m’étais inscrit sous un faux nom, les flics tomberont sur mon dossier et ils me téléphoneront pour m’interroger ! D’ailleurs pendant plusieurs années, je suis passé pour un spécialiste de la Scientologie. Alors que j’avais simplement piégé cette secte qui avait d’ailleurs failli me prendre au piège.
Mais j’ai participé à de nombreux débats où chaque fois j’agaçais prodigieusement les
représentants de la secte. Car je racontais simplement ce que j’avais vécu. Et j’ai suivi de près cette enquête judiciaire sur ce jeune adepte qui s’était suicidé. Les principaux cadres lyonnais seront d’ailleurs condamnés. Car à l’époque, un jeune magistrat s’était accroché : Georges Fenech, devenu aujourd’hui député UMP de Givors. Malgré les pressions et les menaces de Sciento, il n’avait pas baissé les bras.
D’ailleurs, après la plainte d’une adepte qui vient d’être séquestrée par “l’église” de Scientologie, Fenech est intervenu ce week-end pour exiger la création d’une commission d’enquête sur la Scientologie en dénonçant “les dangers réels de cette organisation”. Courageux car visiblement chez les sarkozistes, on adore la Scientologie. Et on est de plus en plus tolérant avec les sectes. A la mode américaine. En espérant que cette enquête ne sera pas bloquée. Et que Fenech fera passer le message à Sarko.

JacquesL

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Le contrat où vous lui concédez le droit de vous tuer :
« Réponse #4 le: 07 mars 2008, 07:57:21 pm »
http://www.antisectes.net/honte-introspection.htm

Le contrat où vous lui concédez le droit de vous tuer :

 Original anglais du contrat sur le site de l'Université Carnegie Mellon, USA, avec commentaires du Professeur Dave Touretzky.

Résumé:

Ce nouveau contrat que la scientologie fait signer à ses adeptes (au moins aux Etats-Unis, mais il est certain qu'il viendra tôt ou tard dans des pays plus respectueux des droits de l'homme, à moins que la secte ne soit interdite avant) bat les records établis précédemment en matière de contrats illégaux et violant les droits de l'homme que faisait déjà signer la scientologie à ses membres.

Il s'agit en effet ici de donner à la secte le "droit" d'interner n'importe lequel de ses membres si elle le juge déséquilibré, et de le maintenir en prison privée scientologue, en lui administrant les "traîtements" qu'elle veut, en particulier le meurtrier "Rundown d'Introspection".

Les responsables scientologues encourent de ces faits la perpétuité, contrats ou pas, selon l'article 221-3 du nouveau Code Pénal.

En effet, ce contrat cherche à cacher des cas où la secte en serait arrivée à tuer certains de ses membres, comme dans le cas de Lisa McPherson.



    Toute personne signant ce document devient par ce simple fait un véritable cas psychiatrique d'école, car elle signe un renoncement à toute conduite personnelle de son existence, et à la prison à perpétuité si "l'église" le veut ainsi. La personne ignore évidemment que si elle rentre dans cette procédure d'introspection, personne ne lui parlera tant qu'elle ne sera pas redevenue "saine d'esprit" selon les critères de ses bourreaux et garde-chiourmes scientologues; elle ignore que les scientologues lui donneront des médicaments psychiatriques sans ordonnance, la nourriront s'ils le désirent à la seringue à gaver les oies, et ne l'emmèneront pas à l'hôpital en cas de maladie physique grave.

    Bref, ils la tueront si tel est leur INTERET.

    L'intérêt du groupe (financier essentiellement) est le mot-clé des décisions délictuelles ou criminelles qu'il prend et des contrats sans la moindre valeur juridique qu'il fait signer.

    On notera le bourrage de crâne par répétition du mensonge :
    "scientologie = religion".

    L'affirmation "religieuse" est répétée 31 fois, l'affirmation tout aussi fausse "spirituelle" répétée 15 fois en 2 pages.


Citation

    Eglise de scientologie,
    Organisation de services de Flag

    (ci-après dénommée "l'Eglise")
    Accord et abandon général de droits
    concernant l'assistance spirituelle

    1. Je soussigné (e) ________________________________, reconnais, admets et suis d'accord sur le fait que je suis exclusivement responsable de ma condition présente et future dans l'existence et pour les choix et décisions que je fais qui affecteraient ma vie. Ayant ceci présent à l'esprit, et exclusivement de mon propre chef et selon l'exercice indépendant de mon propre libre-arbitre, je signe volontairement et je soumets à l'Eglise de Scientologie de __________________________ ci-après dénommée "l'église", cet accord et abandon général de droits concernant l'assistance spirituelle (dénommé "ce contrat") afin que, du fait de son acceptation par l'Eglise, je puisse participer, par assistance selon les termes, conditions, accords, renonciations, et abandons de droits que j'ai spécifiquement signés avec l'église de scientologie.


    2. Ce contrat est ma déclaration de ma compréhension personnelle concernant les fondements religieux de la scientologie et mes énoncés reflétant mes propres croyances et désirs. En le signant, je reconnais, admets et suis d'accord que:

    a. la Scientologie est une religion, l'église est une église de la religion de scientologie et les services et activités de la religion de scientologie sont exactement de nature religieuse.

    b. La scientologie est absolument opposée, en tant que croyance religieuse, à la pratique de la psychiatrie, et épouse en croyance religieuse le fait que l'étude du mental et les soins de nature mentale ne devraient pas être séparés de la religion ou mêlés à des domaines non religieux. Je suis intégralement d'accord avec cette croyance religieuse. Je ne crois ni ne souscris aux étiquetages psychiatriques sur les individus. Je crois fermement que tous les problèmes mentaux sont de nature spirituelle et qu'il n'existe pas une chose telle qu'une personne mentalement incompétente -- mais seulement des gens souffrant de bouleversements spirituels d'une sorte ou d'une autre, que dramatise un individu. Je rejette tout étiquetage psychiatrique et je désire par ce Contrat, clairement indiquer mon désir d'être aidé exclusivement par des moyens religieux, spirituels, et non par une quelconque forme de traitement psychiatrique, particulièrement si elle inclut l'internement involontaire basé sur une soi-disant question d'incompétence mentale. En aucune circonstance, à aucun moment, je n'admets qu'on me refuse l'accès aux soins des membres de ma religion, et j'exclus toute forme de traitement psychiatrique, ou dirigé" par la psychiatrie, et je refuse quel que soit le psychiatre, le médecin, le membre désigné par l'état ou que le membre de ma famille, qu'on puisse décider à ma place. Si jamais des circonstances devaient se produire dans lesquelles le gouvernement, la médecine, ou les officiels psychiatres ou le personnel ou les membres de la famille ou les amis tentaient de me forcer ou de me faire évaluer de force par la psychiatrie, ou me faire interner ou traiter, je désire complètement et m'attends tout à fait à ce que l'église ou les scientologues intercèdent de ma part pour s'opposer à des tels efforts et/ou m'extraire de ces obligations afin que mes besoins spirituels puissent être comblés en accord avec les ténements de la religion de scientologie.

    c. Puisque je suis autant en désaccord, en principe religieux, avec l'usage du traitement psychiatrique envers quiconque, y compris moi-même, je rejette l'usage des étiquettes psychiatriques et je crois qu'il faut assister les individus par des méthodes et moyens spirituels. Par conséquent, je spécifie par la présente que si je me trouvais dans une situation de ce type dans l'avenir, ce qui est très improbable, et que d'autres pensent que j'ai besoin d'un traitement psychiatrique d'une sorte ou l'autre, je désire à la place recevoir l'assistance spirituelle de la scientologie et cela peut inclure, mais n'est pas limité à la Procédure d'Introspection. Je comprends d'autre part, et réalise que dans l'avenir il puisse être suggéré par un ministre scientologue supérieur, si le besoin s'en faisait sentir, que je reçoive ce type d'assistance spirituelle, et de nouveau, je veux qu'il soit bien clair que dans ces circonstances, je désire recevoir l'assistance spirituelle de la scientologie, qui peut inclure, mais n'est pas limitée à la Procédure d'Introspection.

    d. La religion de Scientologie enseigne que l'esprit peut être sauvé et que seul l'esprit peut sauver et soigner le corps, et la Procédure d'Introspection tend à sauvegarder l'esprit. Je comprends que la Procédure d'Introspection est un service religieux intensif, rigoureux, qui inclut d'être isolé de toutes les sources de bouleversement spirituel, ce qui comprend mais n'est pas limité aux membres de la famille, amis ou autres personnes avec qui je pouvais interagir habituellement. Je consens spécifiquement, en tant que partie de la Procédure d'Introspection, à ce que des membres de l'église soient avec moi 24 heures sur 24 sous la direction de mon Superviseur des Cas qui déterminera la période durant laquelle je peux être en isolement, selon les pratiques de la religion de scientologie. J'admets et suis de plus d'accord sur le fait que la durée de cet isolement soit incertaine, et qu'elle soit complètement à la discrétion du Superviseur des Cas. Je consens d'autre part spécifiquement à la présence de membres de l'église sans cesse, quelle que soit le temps que cela exigera, pour accomplir les processus et atteindre les résultats spirituels du Rundown d'Instrospection, et j'accepte, admets et suis d'accord sur le fait que le Rundown d'Introspection ne s'adresse qu'aux besoins spirituels de l'individu et je consens, sans aucune réserve, sans limite d'aucune sorte, que les membres de l'église guident la Procédure, et j'accepte et assume tout risque connu ou inconnu de blessure, perte, dommages, résultant de ma décision de participer à la Procédure d'Introspection, et j'absous spécifiquement toute personne et entités de toute responsabilité de toute espèce, sans limite, qui soit associée à ma participation à la Procédure d'Introspection.


    J'AI SOIGNEUSEMENT LU CE CONTRAT ET COMPRENDS COMPLETEMENT SON CONTENU ET SES CONSEQUENCES. JE COMPRENDS DE PLUS QUE JE NE SUIS PAS ELIGIBLE A RECEVOIR L' ASSISTANCE SPIRITUELLE A MOINS DE LE SIGNER ET BIEN QU' IL soit IMPROBABLE QUE JE SOIS JAMAIS DANS UN ETAT OU DES SOINS PSYCHIATRIQUES SERAIENT UNE OPTION POSSIBLE JE REAFFIRME PAR LA PRESENTE QU'EN TEL CAS JE DESIRE RECEVOIR SEULEMENT L'ASSISTANCE SPIRITUELLE SCIENTOLOGUE Y COMPRIS MAIS NON LIMITEE A LA PROCEDURE D'INTROSPECTION ET QUE CE CHOIX EST UN EXERCICE INDEPENDANT DE MON PROPRE LIBRE ARBITRE JE COMPRENDS PLEINEMENT QU EN SIGNANT CI DESSOUS J'ABANDONNE A JAMAIS MES DROITS A POURSUIVRE L'EGLISE EN JUSTICE SON STAFF ET TOUT LIBERE NOMME DANS LA RESIGNATION GENERALE QUE JE SIGNE POUR TOUT DOMMAGE OU BLESSURE LIEE aux SERVICES RELIGIEUX ET L'ASSISTANCE SPIRITUELLE


    Je signe cet accord et résignation globale concernant l'assistance spirituelle religieuse en ce _____ jour de _____ de l'année 20 ____, avec l'intention qu'il me lie légalement, et que par sa requête, il me soit permis d'obtenir l'assistance spirituelle.

« Modifié: 07 mars 2008, 08:12:55 pm par Jacques »

JacquesL

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Re : Prisons privées pour torture appropriée : Scientologie...
« Réponse #5 le: 10 mars 2008, 08:16:07 pm »
From: "X.Martin-Dupont" <xmd@zelohim.org>
Subject: Re: Les mensonges de monsieur Boublil...
Newsgroups: fr.soc.religion,fr.soc.sectes
Citation de: X.Martin-Dupont
On Tue, 04 Mar 2008 18:15:36 +0100, Morlhach wrote:

> > Beep Beep a écrit :
>> >> X.Martin-Dupont a écrit :
>>> >>> à L'AFP :
>>> >>>
>>> >>> Dépêches AFP
>>> >>>  Dépêches urgentes  Dépêches par thème  Thème choisi Annonces
>>> >>> Internes Culture Economie Général International Politique
>>> >>> intérieure Social Sports
>>> >>> Recherche
>>> >>> Italie-France-Scientologie Scientologie: le frère de Martine Boublil
>>> >>> dément
>>> >>> qu'elle ait été séquestrée
>> >>
>> >> L'Église de scientologie affirme qu'elle n'a rien à voir dans la récente
>> >> séquestration, en Italie, de la sœur d’un scientologue français de haut
>> >> niveau. Mais cette détention correspond, point pour point, à un «
>> >> traitement » de choc prévu par la sciento. « Bakchich » révèle le détail
>> >> de ces pratiques.
>> >>
>> >> Suite : http://www.bakchich.info/article2875.html
> >
> > Surtout, comme précisé dans un post précédent, l'affaire ressemble en
> > tout point à l'affaire Lisa McPherson. La lecture du rapport d'autopsie
> > (voir site de Roger Gonnet) permet sans difficulté de conclure en
> > l'implication de l'Église de Scientologie.

http://www.antisectes.net/autopsie.htm

Oui toutes deux ont eu droit au traitement de la psychose selon la
scientologie.

Dans son malheur Martine Boublil a eu de la chance de ne pas y laisser sa
peau. Ceux qui ont vu sa Photo dans le parisien auront remarqué qu'elle
présente un léger problème de surcharge pondéral et si elle en était
réduite à ne plus pouvoir marcher tout en restant confinée dans la crasse
et dans la m... elle aurait très bien pu faire un pépin du type embolie
pulmonaire ou bien encore un accident cardiaque.

Pour mémoire on sait que Miscarriage avait suivi personnellement le cas de
Lisa Mc Pherson amha c'est la raison pour laquelle La Scientologie a
finalement négocié pour éviter le procès dans le cas mc Pherson.

Les trois geôliers  de Lisa en Sardaigne sont des membres du Staff dont je
sais pour au moins l'un d'entre eux qu'il opère au Celebrity Center. Il est
totalement impossible qu'il ait pu se rendre en Sardaigne sans que les
responsables du CC ait été au courant.

Avant d'être exfiltré en Sardaigne, Martine Boublil a été séquestrée en
France, en Normandie et dans la Sarthe chez des scientologue, là aussi ils
n'auraient pas pris une telle initiative sans en référer.

Il est donc plus que probable que l'on savait très exactement au Celebrity
Center qui était M. Boublil et le traitement dont elle était l'objet. Vu le
précédent de Lisa Mac Pherson il est aussi possible que l'organe centrale
de la Scientologie aux USA donc David M en ait été avisé ou tenu au courant
sous une forme ou sous une autre.

Au delà des personnes privées c'est la responsabilité pénale de la personne
morale qui devrait être engagée. Car même si elle ne l'a pas organisée
elle-même alors elle n'a pas dénoncé des faits de nature criminelle sur une
personne dont elle ne pouvait ignorer la vulnérabilité.

-- xmd@zelohim.org http://www.zelohim.org http://polemique-sectes.org/ le 05/03/2008 01:21:16

From: "feministe" <feministe@free.fr>
Newsgroups: fr.soc.religion,fr.soc.sectes
Subject: Re: Les mensonges de monsieur Boublil...
Date: Wed, 5 Mar 2008 09:36:36 +0100
Citation
"X.Martin-Dupont" <xmd@zelohim.org> a écrit dans le message de news:1w2ap895l53sm$.dlg@zelohim.org...
> On Tue, 04 Mar 2008 18:15:36 +0100, Morlhach wrote:
>
>> Beep Beep a écrit :
>>> X.Martin-Dupont a écrit :
>>>> à L'AFP :
>>>>
>>>> Dépêches AFP
>>>>  Dépêches urgentes  Dépêches par thème  Thème choisi Annonces
>>>> Internes Culture Economie Général International Politique
>>>> intérieure Social Sports
>>>> Recherche
>>>> Italie-France-Scientologie Scientologie: le frère de Martine Boublil
>>>> dément
>>>> qu'elle ait été séquestrée
>>>
>>> L'Église de scientologie affirme qu'elle n'a rien à voir dans la récente
>>> séquestration, en Italie, de la sœur d’un scientologue français de haut
>>> niveau. Mais cette détention correspond, point pour point, à un «
>>> traitement » de choc prévu par la sciento. « Bakchich » révèle le détail
>>> de ces pratiques.
>>>
>>> Suite : http://www.bakchich.info/article2875.html
>>
>> Surtout, comme précisé dans un post précédent, l'affaire ressemble en
>> tout point à l'affaire Lisa McPherson. La lecture du rapport d'autopsie
>> (voir site de Roger Gonnet) permet sans difficulté de conclure en
>> l'implication de l'Église de Scientologie.
>
> http://www.antisectes.net/autopsie.htm
>
> Oui toutes deux ont eu droit au traitement de la psychose selon la
> scientologie.
>
> Dans son malheur Martine Boublil a eu de la chance de ne pas y laisser sa
> peau. Ceux qui ont vu sa Photo dans le parisien auront remarqué qu'elle
> présente un léger problème de surcharge pondéral et si elle en était
> réduite à ne plus pouvoir marcher tout en restant confinée dans la crasse
> et dans la m... elle aurait très bien pu faire un pépin du type embolie
> pulmonaire ou bien encore un accident cardiaque.
>
> Pour mémoire on sait que Miscarriage avait suivi personnellement le cas de
> Lisa Mc Pherson amha c'est la raison pour laquelle La Scientologie a
> finalement négocié pour éviter le procès dans le cas mc Pherson.
>
> Les trois geôliers  de Lisa en Sardaigne sont des membres du Staff dont je
> sais pour au moins l'un d'entre eux qu'il opère au Celebrity Center. Il est
> totalement impossible qu'il ait pu se rendre en Sardaigne sans que les
> responsables du CC ait été au courant.
>
> Avant d'être exfiltré en Sardaigne, Martine Boublil a été séquestrée en
> France, en Normandie et dans la Sarthe chez des scientologue, là aussi ils
> n'auraient pas pris une telle initiative sans en référer.
>
> Il est donc plus que probable que l'on savait très exactement au Celebrity
> Center qui était M. Boublil et le traitement dont elle était l'objet. Vu le
> précédent de Lisa Mac Pherson il est aussi possible que l'organe centrale
> de la Scientologie aux USA donc David M en ait été avisé ou tenu au courant
> sous une forme ou sous une autre.
>
> Au delà des personne privée c'est la responsabilité pénale de la personne
> morale qui devrait être engagée. Car même si elle ne l'a pas organisée
> elle-même alors elle n'a pas dénoncé des faits de nature criminelle sur une
> personne dont elle ne pouvait ignorer la vulnérabilité.

Tout à fait d'accord. Il faut aller chercher par les pieds et les mains le dictateur international de la secte criminelle et le coller en examen exactement comme le fut son gourou Hubbard, condamné à quatre années de prison.

Et le condamner in abstentia s'il pense qu'il n'a pas à venir à son procès ou s'il veut tenter, à l'image de Hubbard en 1971-1978, de se faire défendre par ses co-accusés potentiels.

Car il est clair que la responsabilité pénale de l'ensemble des associations liées de la secte est impliquée à fond, y compris des trucs comme le "Comité des Citoyens pour les Droits de l'Homme", via le dictateur Miscavige.

En effet, il est parfaitement clair que Martine a été séquestrée, que la méthode colle absolument avec les quatre bulletins d'Hubbard sur la Procédure d'Introspection, et que ces quatre bulletins, que les scientologues ont suivi à la lettre, ont tous été republiés avec l'accord total de Miscavige en 1991.
Explication technique de cette affirmation :

Ceci  ressort du fait que le bulletin principal, page 906 du volume 3 des HCOBs version 1991, a été révisé le 25 avril 1991 sous l'égide du patron de la direction technique pour le monde entier (C/S 4), un personnage de la secte sous les ordres de Miscavige ;

idem pour le second bulletin (Addition un) qui décrit clairement la procédure d'isolation ;

Quant au troisième bulletin, addition II, il ne paraît pas avoir changé depuis 1974 alors qu'il a bel et bien été modifié, puisque la version 1991 est cosignée par Hubbard ET le même cadre technique mondial (C/S 4) alors que l'original de 1974 NE COMPORTE PAS cette mention. Il y a donc eu une perversion, même minime, des délires hubbardiens d'origine.

Même remarque pour le quatrième bulletin, addition trois, a non seulement subi les mêmes avatars que les premiers, mais il a de surcroît été révisé par 'les compilations techniques', autre service responsable de modifications écrites dans la secte.

Il y a donc eu perversion acceptée par Miscavige et sa clique d'encardement mondial.

==

Je continue la discussion technique à propos de cette procédure d'introspection, pour les "ex-techies" scientologues techniciens qui liraient ceci.

Tout scientologue qui entame une étude des "techniques" d'Hubbard apprend - ne serait-ce que par le grand tableau sciento  qui désigne le "Pont vers la liberté totale", - que l'on ne peut auditer en théorie certains processus avant certains autres.

Or, la partie "audition scientologue" de cette importante procédure d'introspection (vendue jusqu'à 1000 dollars de l'heure aux USA) comporte des tonnes de procédés qui ne devraient en aucun cas pouvoir être faits sur des personnes qui n'ont pas fait diverses étapes préparatoires, telles que la Procédure de Purification, la procédure dite "C/S 1" (éclaircissements sur ce qui est supposé arriver en audition), la "réparation de vie" et d'autres étapes. De surcroît, la psychose est évidemment considérée comme une "maladie" par les scientologues, comme d'ailleurs par les psychiatres.

Or, les scientologues prétendent que les psychotiques sont des "PTS", des sources potentielles de troubles, et que par conséquent, le première étape pour les tirer d'affaire consiste à leur faire comprendre ce qu'est la tech PTS, puis à leur faire "manier" les suppressions qu'ils subissent. Ca n'est prévu que bien longtemps après le début de la procédure: contradiction essentielle avec d'autres bulletins techniques ou règlementaires d'Hubbard.

Dans la procédure d'introspection, Hubbard fait entamer les auditions (après cette ineptie d'isolement et une partie punitive** ) par diverses étapes subjectives qui peuvent s'avérer très délicates et sont connues en scientologie pour leur difficulté; en quelque sorte, on pourrait dire que ceci peut faire courir davantage de risques de crise encore à la personne.

Par conséquent, et puisque tous ces bulletins ont été revus avant la réédition, non seulement Miscavige et sa clique technique les ont republiés avec leurs dangers, mais ils ont manqué à cette occasion la possibilité de modifier en mettant à jour ce qui ne collait pas du tout avec les nouveautés techniques entre 1974 et 1986, date de la mort d'Hubbard. Ce sont donc eux qui sont doublement responsables, pénalement devant la justice et "scientologiquement" devant leur propre système interne, pour ce qui est arrivé à Martine Boublil.

roger

** Il existe en effet une étape purement et simplement punitive dans la procédure en question. Elle a été relevéedans l'article de Faubert sur Backshich. Le "superviseur des auditions" fait parvenir des papiers à la personne séquestrée "en isolement". Il demande "Qu'est-ce que tu peux me promettre si je te laisse sortir d'isolement?" - et, si la réponse écrite ne satisfait pas le Superviseur des cas, le superviseur explique à la personne - toujours par écrit -  qqchose du genre

"Cher Joe,
Désolé, mais tu ne peux pas encore sortir d'isolement. Tes actions ont menacé indirectement la survie de centaines de personnes et directement, celle de six familles dont les maisons ont été brülées. Tu n'as pas conscience des effets que cela peut avoir et tu t'intéresse encore uniquement à ton propre bien-être? Tu dois passablement haïr la race humaine, je crois."

==

C'est intéressant d'observer que le 'psychotique' décrit  dans cet exemple serait un grand criminel incendiaire, alors qu'on observe que Martine Boublil ne faisait aucun tort à quiconque si ce n'est -- en exagérant amplement sa responsabilité dans ce qui lui est arrivé -- à elle-même, parce qu'elle était déprimée et mal en point.

On a donc ici une autre évidence que Martine Boublil n'aurait probablement même pas dû être expédiée sur la procédure - à moins, ce dont je doute, qu'elle n'ait fait des actes très destructifs contre d'autres personnes, avant d'être internée en psychiatrie.

JacquesL

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Scientologie et Séquestration arbitraire : une habitude systématisée et généralisée depuis un demi-siècle.

From: "feministe" <feministe@free.fr>
Newsgroups: fr.soc.sectes
Citation
Scientologie et Séquestration arbitraire: une habitude systématisée et
généralisée depuis un demi-siècle


Je crois utile de rappeler quelques éléments prouvant qu'Hubbard a toujours
envisagé la séquestration comme  méthode de pression sur ses adeptes.

C'est exercé sous diverses formes que je vais tâcher de résumer.

1. Lorsqu'un vendeur professionnel de la secte ("registrar") essaie de
vendre un service à quelqu'un, il ne doit pas le lâcher. C'est parfois
insupportable: une des clientes de mon organisation lyonnaise avait ainsi
été retenue chez le Registrar de l'org parisienne 'sans autorisation de
sortir' pendant plus de trois heures afin de lui vendre un service
supplémentaire. Elle l'avait très mal vécu. Un autre client a été coincé
treize heures durant chez le Registrar de Flag, la plus grande organisation
scientologue.  Madame Maria Pia Gardini a été serinée et retenue *tous les
matins* depuis des semaines et des semaines par la  Capitaine et patronne de
Flag (plus grande base scientologue mondiale) pour effectuer une donation
d'un million de dollars sans contrepartie; (elle a fini par céder, et a
constaté la semaine suivante que la capitaine s'était payé une nouvelle
voiture avec un pourcentage de ce qu'elle avait soutiré à Maria Pia
Gardini.)
Il y avait donc une pression intolérable assimilable à une forme de
séquestration, Madame Gardini ne pouvant quitter Flag, au moins
psychologiquement parlant.

2. Lorsqu'un client/préclair est pris en "audition", le professionnel
scientologue lui "bouche" l'accès vers la porte en l'installant sur le siège
le plus éloigné de la porte. Il lui interdit donc de sortir et *doit* même
utiliser la force physique pour le forcer à obéir à un ordre d'audition.
(mon ex-épouse, alors auditrice, a plusieurs fois dû pratiquer ainsi). S'il
n'y parvient pas, il fera ensuite un rapport disciplinaire, et le client
sera puni d'une façon ou d'une autre, parfois très bénigne, mais pouvant
être bien plus grave (expulsion, obligation d'acheter d'autres services de la
secte etc).

3. Lorsqu'un client ou un employé est 'envoyé en éthique', il peut être puni
de diverses façons. On peut le forcer à nottoyer les quartiers les plus
pourris de l'organisation, avec un bandeau gris sur le bras, afin de lui
faire honte en public: il est contraint à effectuer ce qu'on lui a ordonné;
la séquestration est ici seulement d'ordre psychologique, mais elle est très
forte: des couples peuvent être contraints au divorce en cas de refus
d'obéissance de l'un d'eux, etc.

4. J'ignore si ça s'applique encore aussi aux clients, mais c'est
vraisemblable, et ça s'applique encore aux employés à certains endroits:
lorsqu'un client arrivait dans une organisation , par exemple au Danemark,
il était contraint à remettre ses papiers d'identité, afin qu'il ne puisse
rentrer chez lui sans l'autorisation de la secte. Les employés dans des organisations
étrangères paraissent subir encore cette pression qui équivaut quasiment à
leur interdire de sortir, et en tout cas, de quitter la secte et le pays
pour rentrer chez eux.

5. Dans certaines organisations où des enfants étaient "traités" par la
secte, ils ne pouvaient sortir sans accompagnement et sans risquer d'être
poursuivis en voiture voire frappés; on a des témoignages.

6. Les employés qui sont punis du "Projet Force de Réhabilitation - le RPF"
(une moitié du personnel de la Sea Org subit cet avatar, tôt ou tard), sont
mis sous garde armée, ou dans des locaux dont il est à peu près impossible
de s'échapper.
Ici, il s'agit de séquestration accompagnée de maltraitance, de violence, de
travail forcé et de lavage de cerveau, le tout à raison de 15 heures par
jour, et dans des conditions extrèmes.
Là aussi, c'est une forme très grave de séquestration, car en outre c'est
l'arbitraire le plus évident qui préside à ces "condamnations" au RPF, dont
la durée n'est absolument pas fixée au départ. Comme certains en sont sortis
avec des séquelles définitives (tel fut le cas de David Mayo, ex-bras droit
de Hubbard), la peine de prison pourrait atteindre 30 ans pour les
'bourreaux' scientologues. On n'est plus très loin de bûchers du Moyen-Age.

7. A bord du bateau, Hubbard jetait ceux dont il n'était pas content par
dessus bord (il les récupérait ensuite), mais leurs papiers étaient toujours
confisqués, et ils pouvaient être interdits de sortie lorsque le bateau
faisait escale. Là aussi, il y a séquestration directe. C'est probablement
encore le cas sur le Freewinds, nouveau navire de la flotte scientologue.

8. Le "processus d'introspection" subi par Mlle Boublil ou par Lisa
McPherson (qui en est morte) ainsi que par nombre d'autres staffs ou clients
de la secte est encore pire, car la personne est maintenue enfermée, sous
garde, sans rien à faire, et cela peut durer des mois, ou aboutir à la mort,
ce qui vaudrait la prison à perpétuité aux auteurs, en tout cas sous nos
cieux. Le document que fait signer d'avance la secte pour l'autoriser à
séquestrer la personne n'a évidemment aucune valeur légale. Cf
http://www.antisectes.net/honte/honte-introspection.htm

9. On peut sans doute se poser des questions sur les bases souterraines de
la secte. La plus célèbre est à Trementina, à des miles et des miles de
toute habitation dans le désert du Nouveau-Mexique - USA. On ne connaît pour
l'instant aucun scientologue ayant quitté ces bases et ayant témoigné
ensuite de ce qui s'y passait. Elles sont équipées de systèmes parasismiques
et de portes blindées anti-nucléaires: il est donc probable que les gens qui
sont expédiés là-bas le sont dans des conditions de punition définitive ??,
ou pour des raisons que j'ignore, mais dans tous les cas, il s'agit
vrasemblablement là aussi de séquestration dure.
Comme la plus grande de ces bases est entourée de kilomètres de forêt, il
serait facile d'y faire disparaître  un cadavre à jamais.

10. A bord de l'Apollo, Hubbard punissait inhumainement des membres - y
compris même un enfant de quatre ans - en les enfermant des heures ou des
jours dans les puits d'ancre du navire, là aussi, dans des conditions
d'inconfort et d'hygiène extrèmement dures.

11. Miscavige lui-même, le patron mondial du mouvement, a fait convoquer les Commandants des "missions" de la secte en 1982, afin de leur taxer l'ensemble de leurs réserves financières.
J'avais d'ailleurs refusé de perdre mon temps et l'argent de l'association pour aller aux USA rencontrer la nouvelle direction débilitée de la secte.
D'autres, comme le patron du centre de célébrités Alain Frank Rosenberg, qui était de mes amis à l'époque, ont accepté:
ils se sont retrouvés dans une grande salle aux portes fermées, gardes armés derrière les portes, avec obligation de "se confesser" et de cracher au bassinet.
Il n'y a pas seulement séquestration dans ce cas, mais séquestration sous menace de mort,  fraude et extorsion de fonds en bande organisée!

Et là, c'est Miscavige qui était à la tête de ces ordres, au moins en apparence.

Hélas, je crains d'avoir oublié d'autres cas ou types de séquestration
commis par la secte criminelle.

r
« Modifié: 15 mars 2008, 03:03:46 am par Jacques »

 

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