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jacquesloyal

12 novembre 2007, 05:03:07 pm
Etre loyal et ne pas mentir

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Auteur Sujet: La méchanceté et l'hypocrisie rapportent, du bonheur en plus.  (Lu 3873 fois)

JacquesL

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http://www.livescience.com/strangenews/060315_happiness_pew.html
http://pewresearch.org/pubs/301/are-we-happy-yet
http://pewresearch.org/assets/social/pdf/AreWeHappyYet.pdf
Citation

    Individuals with conservative ideologies are happier than liberal-leaners, and new research pinpoints the reason: Conservatives rationalize social and economic inequalities.

    Regardless of marital status, income or church attendance, right-wing individuals reported greater life satisfaction and well-being than left-wingers, the new study found.

    Conservatives also scored highest on measures of rationalization, which gauge a person's tendency to justify, or explain away, inequalities.

    The rationalization measure included statements such as: "It is not really that big a problem if some people have more of a chance in life than others," and "This country would be better off if we worried less about how equal people are."


    To justify economic inequalities, a person could support the idea of meritocracy, in which people supposedly move up their economic status in society based on hard work and good performance.

    If your beliefs don't justify gaps in status, you could be left frustrated and disheartened, according to the researchers, Jaime Napier and John Jost of New York University. They conducted both a U.S.-centric survey and a more internationally focused one to arrive at the findings.

    "Our research suggests that inequality takes a greater psychological toll on liberals than on conservatives," the researchers write in the June issue of the journal Psychological Science, "apparently because liberals lack ideological rationalizations that would help them frame inequality in a positive (or at least neutral) light."

    The results support and further explain a Pew Research Center survey from 2006, in which 47 percent of conservative Republicans in the U.S. described themselves as "very happy," while only 28 percent of liberal Democrats indicated such cheer.

    The same rationalizing phenomena could apply to personal situations as well.

    "There is no reason to think that the effects we have identified here are unique to economic forms of inequality," the researchers write. "Research suggests that highly egalitarian women are less happy in their marriages compared with their more traditional counterparts, apparently because they are more troubled by disparities in domestic labor."

    The current study was funded by the National Science Foundation.

Oui, la méchanceté et l'hypocrisie conservent, aux dépens des autres, de l'entourage.
Tous les enfants de pervers narcissisques manipulateurs (PNM pour les intimes) te le confirmeront.

C'était également comme cela que la bourgeoisie française a "compris" le film d'Alain Resnais et Henri Laborit "Mon oncle d'Amérique" : plus je maltraite mon prochain, et plus j'abrège et je diminue sa vie, et plus je profite de cet avantage concurrentiel, contre mes collègues de travail, contre mon conjoint, contre mes enfants, contre mon frère, etc. Donc le harcèlement est une vache de bonne tactique ! Risque pénal nul... Pas vu, pas pris, pas de lois !

Elle a aussi élaboré des siouxantes vachement chiadées, pour disqualifier et éliminer les témoignages gênants, siouxantes du genre : "Et puis d'abord, ton témoignage est irrecevable, car tu y étais, donc tu n'es pas objectif !"...

Les grands gangsters aussi sont rarement libéraux... Certes Lucky Luciano aimait bien se vanter d'avoir négocié "face à face avec le président Roosevelt", mais c'était pour de l'argent, ce qui évidemment justifiait tout.
Et puis, entre deux rackets, le crime politique peut lui aussi rapporter du pognon et des complicités en haut lieu. Confère Gilbert Zemour entre deux barons du gaullisme, 30 mai 1968 : http://deonto-famille.org/citoyens/debattre/index.php?topic=586.0.
http://www.bakchich.info/article3953.html

D'ailleurs Morris et Goscinny faisaient aboutir Von Hintersebeer à la même conclusion : "Non seulement ces crimes vous ont laissé d'excellents souvenirs, mais en plus cela rapporte."
(La guérison des Dalton).
« Modifié: 17 juillet 2008, 01:06:44 pm par Jacques »

Mateo

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Re : La méchanceté et l'hypocrisie rapportent, du bonheur en plus.
« Réponse #1 le: 18 juillet 2008, 07:01:35 am »
Salut Jacques,

C'était également comme cela que la bourgeoisie française a "compris" le film d'Alain Resnais et Henri Laborit "Mon oncle d'Amérique" : plus je maltraite mon prochain, et plus j'abrège et je diminue sa vie, et plus je profite de cet avantage concurrentiel, contre mes collègues de travail, contre mon conjoint, contre mes enfants, contre mon frère, etc. Donc le harcèlement est une vache de bonne tactique ! Risque pénal nul... Pas vu, pas pris, pas de lois !

Je ne sais pas si la bourgeoisie l'a compris comme cela, mais j'en ai un souvenir différent, après avoir lu "L'éloge de la fuite" de Henri Laborit, dont s'inspire le film :

les rapports humains sont constitués par des dominances entre forts et faibles, et les faibles en souffrent autant que les forts.

La solution de Laborit : la fuite, est trop simple. Il faudrait enseigner une intelligence collective.





Pour éviter d'avoir des citations en petits caractères, qui ne conviennent pas à toutes les vues - moi par exemple, je suis myope, mais je vieillis et mon cristallin rigidifié perd la faculté d'accommoder de près - utiliser la touche "Taille du texte" après avoir actionné le touche "citation". Elle vous propose par défaut le 10 points, qui convient.

L'admin
« Modifié: 18 juillet 2008, 02:16:49 pm par Jacques »
Mateo
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JacquesL

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Cette affirmation doit être prouvée.
« Réponse #2 le: 18 juillet 2008, 02:56:12 pm »
...
Les rapports humains sont constitués par des dominances entre forts et faibles, et les faibles en souffrent autant que les forts.

Cette affirmation doit être prouvée. Sinon, ce n'est qu'une pétition de principe.
Seulement autant ?
Si c'était vrai, les dominateurs consulteraient autant que les dominés, se suicideraient autant, vivraient juste aussi vieux, et non davantage.
Bien d'accord que les enquêtes de morbidité et de mortalité sont inexploitables là : elles n'ont jamais été conçues pour mesurer cette variable.

Tiens-tu compte du taux de suicide des schizophrènes ?
Tiens-tu compte du taux de suicide des dépressifs majeurs ?
Mon binôme de TP de métallurgie, qu'on a revu ensuite comme grand gars triste au Groupe d'escalade, s'est suicidé par le feu.
Te souviens-tu comment on fabrique les dépressifs majeurs et les schizophrènes ?
Te souviens-tu comment on complote et planifie des suicides ?
Exemple : http://debats.caton-censeur.org/index.php?option=com_content&task=view&id=91&Itemid=59

Quand Jeanne Calment était encore la doyenne des français, les médecins qui la suivaient, considéraient dire une banalité, en disant que sa longévité était protégée par son hédonisme, son égoïsme et sa méchanceté. Pour ajouter après que ladite méchanceté avait de moins en moins de moyens de s'exercer en raison de la surdité et de la baisse drastique de la vue de ladite doyenne.

Je pourrais ajouter encore d'autres faits, étant aux premières loges :
http://jacques.lavau.perso.sfr.fr/Fam_Lavau/Delire_charlatane_Reine-Mere.html
http://jacques.lavau.perso.sfr.fr/Fam_Lavau/proteger_criminalite_feminine.html
...

JacquesL

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Bien d'accord que l'intelligence collective, est ce qui manque le plus,
« Réponse #3 le: 18 juillet 2008, 04:15:22 pm »
La solution de Laborit : la fuite, est trop simple. Il faudrait enseigner une intelligence collective.
Bien d'accord que l'intelligence collective, est ce qui manque le plus, et est aussi le plus improbable.

Pensons par exemple à une intelligence musicale collective : les Beattles.
Ça a bien marché pour eux comme collectivité tant qu'ils sont demeurés célibataires.
Une fois mariés, chaque épouse a réclamé à être l'épouse d'un seul homme, individualisé, à la gloire individuelle. Le groupe a éclaté.

L'intelligence collective, j'ai connu et pratiqué cela. J'ai mentionné ailleurs la joie de la rédaction collective, années 1975, 1976. Ça éclaté, cela aussi, sous la poussée de l'égoïsme du dominant.

J'ai aussi connu une entreprise de décisions orales, ultra-rapides, aux réunions debout. "A l'automobile, il faut cinq ans pour faire un siège. Nous faisons cela en trois semaines, depuis la signature du paiement par l'architecte, jusqu'à la mise en fabrication". La limite de sa culture orale, était son inadaptation à un automatisme, et à l'automatique en général : une machine de thermocollage de mousse qui n'existait que chez elle, dont les temps de régulation étaient inadaptés, qui ne marchait pas bien, et que personne ne maîtrisait. Personne n'avait le temps de se pencher sur ce problème jusqu'à le comprendre et le maîtriser. Il y fallait de l'écrit, des mesures, des carnets de suivi, des calculs, modifier les principes de la carte d'automate : hors de sa culture, tout cela !

L'intelligence collective suppose des techniques, des normes partagées, des valeurs partagées, des recours extérieurs et supérieurs pour la résolution des conflits.

Mateo

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Re : La méchanceté et l'hypocrisie rapportent, du bonheur en plus.
« Réponse #4 le: 19 juillet 2008, 10:36:02 am »
Salut Jacques,
Cette affirmation doit être prouvée. Sinon, ce n'est qu'une pétition de principe.
Je suis d'accord avec toi pour le taux de mortalité etc..., mais les symptômes psycosomatiques existent aussi chez les dominants excessifs : ulcères, maladies de peau, ...

Un texte magnifique de Jacques Salomé, que tu as publié dans un forum il y a quelques années, décrivait une mère qui avait une relation de domination pathologique avec sa fille, et à la fin du texte, il écrivait qu'à l'intérieur de la tête de la mère, il y avait une enfant de cinq ans écartelée par ses pulsions destructrices.
Mateo
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JacquesL

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Les pervers ne cèdent qu'à la force, capable de les rappeler à la loi.
« Réponse #5 le: 19 juillet 2008, 04:35:06 pm »
Salut Jacques,
Cette affirmation doit être prouvée. Sinon, ce n'est qu'une pétition de principe.
Je suis d'accord avec toi pour le taux de mortalité etc..., mais les symptômes psychosomatiques existent aussi chez les dominants excessifs : ulcères, maladies de peau, ...

Un texte magnifique de Jacques Salomé, que tu as publié dans un forum il y a quelques années, décrivait une mère qui avait une relation de domination pathologique avec sa fille, et à la fin du texte, il écrivait qu'à l'intérieur de la tête de la mère, il y avait une enfant de cinq ans écartelée par ses pulsions destructrices.
Pour nous, êtres macroscopiques, la causalité s'écoule quand même dans le sens du temps (macroscopique) : du passé ancien vers le passé récent, vers le présent, vers l'avenir. Pas l'inverse !

Salomé était contraint de sélectionner, ou de distordre, un conte qui se terminât bien. Sinon le livre eût été invendable.
La vie réelle est souvent moins encourageante.

Le conte de Jacques Salomé me touchait d'autant plus, que ce monstre à plusieurs têtes, était feue ma belle-mère, première responsable, par ses persécutions, de la structure paranoïde de ma future épouse ; mais non ultime responsable de l'entrée en paranoïa puerpérale de ladite épouse, à partir de la naissance de notre dernière fille. Laissons à l'Institut Primal Européen ce qui lui revient.
Nos enfants devaient subir cet héritage, et doivent encore le subir, indirectement.

Non, ma belle-mère n'a guère survécu à la naissance de sa première petite-fille. Non, elle n'a jamais renoncé, avant d'être hospitalisée en phase terminale, à sa toute-puissance maternelle pleine de hargne. Non, mon épouse n'a jamais eu le temps de voir l'infantilisme désespéré chez sa mère. Non, elle ne s'est jamais, jamais mise au clair avec cet héritage empoisonné.

Les contes sont les contes, et la vie c'est autre chose.

Citation de: Genevrier sur Rezoville.com
Le conte de la petite fille qui voulait échapper à une maman-hydre à nombreuses têtes.
Le 25-09-02 01:54h, par genevrier


Le conte de la petite fille qui voulait échapper à une maman-hydre à nombreuses têtes.

(Ce conte fait suite à un conte de Jacques Salomé, où le monstre avait neuf têtes, et où cela se terminait bien).

Il était une fois une autre petite fille qui était harcelée par une autre maman, qui se comportait elle aussi comme un monstre à plusieurs têtes, elle aussi en réalité une misérable petite fille pleine de peurs, dans un corps de femme adulte.

Combien de têtes avait-elle ?
Une tête reprochait à la fillette de ne pas être affectueuse, et de ne pas être spontanée.
Une tête de ménagère fébrile et anxieuse considérait la fillette comme un obstacle à l’accomplissement des corvées ménagères. La fillette trouvait qu’on la posait sur le buffet pour épousseter la table, puis sur la table pour épousseter le buffet. Plus tard, la tête de ménagère anxieuse utilisa la fillette comme auxiliaire ménagère. Et les reproches volaient.
Une tête exigeait que la fillette n’allât pas jouer avec d’autres enfants, et restât là, à la regarder coudre ou repasser. A l’écouter aussi.
Une tête ne tolérait jamais que la fillette refermât la porte de sa chambre. Elle surgissait aussitôt furieuse : « Enfin ! Qu’est-ce qu’une fille a à cacher à sa mère ! Qu’est-ce que ces cachotteries ? »
Une tête pleine d’orgueil faisait valoir à la fillette combien « Nous » sommes supérieurs aux voisins, car notre terrain est au coin de deux rues. La fillette enviait ses camarades d’école, qui pouvaient inviter des camarades, jouer avec elles, les faire goûter à la maison, avoir des jeux et des livres, et qui n’était pas tant surveillées et harcelées par leurs mamans.
Une tête ne tolérait aucune indépendance d’idées des enfants. Si un garçon exprimait une idée non standard, le sarcasme volait bas : « Oh ! Tu as l’air bête ! Tu as l’air bête ! ».
Une tête savait sourire et se faire flatteuse et solliciteuse. Adulte, la fillette me montrait avec dégoût les photos du mariage de sa mère, sa façon de se tortiller et presque se coller à un oncle, et non au marié.
Une tête était violemment jalouse du genre féminin de sa fille. A l’adolescence, la fille se voûta, comme pour cacher ses seins naissants. Cela alla jusqu’au port du corset : les médecins pensaient qu’ainsi ils libéreraient la croissance d’une adolescente à qui l’épanouissement et la féminité étaient justement interdites.
Nous voilà avec environ huit têtes...
Et plus tard, une tête exigea que la fille éprouvât plein d’amour, et aucune jalousie envers les petits frères, nés quand les conditions matérielles étaient bien moins dures, et qui furent bien mieux traités qu’elle ne le fut elle-même. Et en plus, eux furent des garçons, et fêtés comme tels. Alors que la maman-hydre lui reprochait d’être une fille, et de n’avoir pas pu remplacer le frère aîné décédé à un an.

Contrairement à la petite fille contée par Jacques Salomé, celle-ci ne tenta pas de devenir schizophrène, mais prit l’habitude de dissimuler. Elle devint une jalouse obsessionnelle et sournoise. Plus tard, devenue femme, elle ricanait en détaillant comment elle faisait accuser sa maman par son papa, d’avoir collé ses crottes de nez sous le fauteuil...

Une tête d’emprunt (nous voilà à la dixième tête !), l’infirmière Smr, avait bien perçu la part de dissimulation chez cette fille, mais elle en fit des généralisations hasardeuses. Tombée d’un mur, chez des voisins, la fille se releva dans une autre personnalité, tint des propos jugés incohérent, ne reconnaissait personne, riait beaucoup. Puis elle s’endormit sous les quolibets de sa mère et de madame Smr. Le soir, elle se réveilla fortement abrutie, demanda où elle était, quel jour on était. La mère continua de se moquer d’elle et de « ses comédies ». Rentré du travail, le père ne sut pas poser de questions.

Et son papa ? Il n’avait qu’une seule tête, heureusement. Mais il a eu des ulcères d’estomac. Oui bien sûr il prenait gros sur lui, pour étouffer les conflits et les rancoeurs avec son employeur, qui profita lourdement de l’habileté et de la débrouillardise du mécanicien. La fillette admirait beaucoup le courage, l’habileté, et la ténacité paysanne de son papa, qui construisit la maison seul. Elle trouvait cela très très dur, de rentrer à pied le soir de Bois des Sarcasmes jusqu’à Versailles, après que son père et sa mère aient passé des heures jusqu’à la nuit sur le chantier. Une nuit, elle se coucha de tout son long sur le bitume. Son papa dût revenir en arrière, pour la prendre et la porter pour le restant du trajet. Et les ulcères ? Je lui ai posé la question, et il n’a pas répondu encore. J’en conclus qu’ils étaient bien dus aux conflits conjugaux étouffés. La fillette se souvenait des propos très durs prononcés par le père, sur le sang menstruel de la mère. Bien plus tard, alors que la mère commençait à mourir sous le harnais, rongée de métastases, épuisée entre sa cuisine et la salle à manger, le père marquait toujours durement son agacement pour l’imperfection des choix ménagers menés par son épouse et sa belle-mère.

Oh la violence des rires et des sarcasmes des garçons envers leur grand-mère ! La joie du dernier quand « Mémère » tombait en sortant de la voiture, et se blessait douloureusement ! Cruel Bois des Sarcasmes.

Spectaculaire fut la transformation de ton grand-père par le veuvage. Certes, il souffrit de la solitude. Nous trouvions qu’il ne méritait pas une solitude si dure, si stricte. Mais il semble n’avoir jamais su imaginer un autre sort. Et il devint doux, doux ! Fini l’agacement perpétuel, finie la hargne qui tente de se discipliner et de se rationaliser. Une crème d’homme, que tu adorais, et qui te le rendait bien. Un homme au narcisse fragile, que tu as souvent blessé, dans ton inconscience d’enfant.

Ah ! ce couple mère-fille ! Sans violence envers le gendre pourtant, juste imperméable, buté, borné. Un couple mère-fille sans mots, tout dans les gestes ménagers. Et de la buée, de la buée à gros bouillons ! Le père protestait qu’il était obligé de refaire les peintures trop souvent, qu’on faisait trop de buée ici. Comme tant d’autres, elles n’avaient jamais réussi à admettre que l’eau bout à 100 °C, et que laisser un feu de gaz d’enfer sous les marmites évapore davantage d’eau, consomme davantage de gaz, mais ne fait pas davantage monter la température à l’intérieur des marmites. A faire bouillir fort, ces femmes se sentaient exister.

Le père et la fille attendaient beaucoup l’un de l’autre. La fille voulait de la magie. Le père lui posait longuement les données d’un problème mécanique, concernant tel outil de jardin (la tondeuse à bras ?), et attendait que sa fille fit des efforts intellectuels d’adulte, pour analyser rationnellement le problème, et fournir la solution rationnelle. Elle aurait voulu de la solution presse-bouton, elle, et surtout bien moins dure pour ses bras ! La fille compris assez vite que pour acheter l’estime de son père, il lui fallait des succès scolaires. Un jour elle promit avec enthousiasme : « Papa ! Tu seras fier de moi ! ».

Tu ne l’as pas connue, ta grand-hydre à huit têtes, mon garçon. Elle est morte quand tu t’agitais dans le ventre. Personne ne t’en a parlé, personne ne t’a expliqué par quel prodige, vingt-deux ans après sa mort, c’est toujours elle qui détient le plus gros du pouvoir dans ta famille. Je ne sais pas pourquoi ta maman a choisi de poursuivre en faculté, alors qu’elle avait déjà un métier d’institutrice assuré. Je sais pourquoi elle a choisi l’escalade : cela se déroulait le dimanche, elle disposait donc d’une bonne raison pour échapper au moins un dimanche sur deux à ses parents. J’ai fini par comprendre pourquoi elle a jeté son dévolu sur son moniteur d’escalade : elle avait besoin d’un allié contre sa mère, un allié empathique et d’une patience inépuisable, qui lui permette de grandir. Et puis, elle analysait mon avenir comme la promesse pour elle d’échapper à son origine ouvrière.

En ce temps là, le monde était simple : sa mère (ta grand-mère) était toute mauvaise. Dès que les deux femmes étaient en présence depuis dix minutes, elles étaient à se chamailler comme chien et chat, impossibles à calmer. Une demi-heure après la rupture, la tête flatteuse et solliciteuse cherchait à faire oublier les horreurs qu’elle venait d’expectorer, et se faisait mielleuse : « Dis ! Fifille ! ». Nous les avons reçus tous les quatre à la fin du printemps, quand nous eûmes fabriqué les meubles les plus essentiels à la vie en appartement. Ta grand-hydre fit une moue de plus en plus sévère et dure, puis aboya à ta mère :
« Pourquoi tu ne ranges pas ton fouillis ?
- Je suis chez moi !
» lui répondit froidement la fille grandie, qui en avait assez de l’hydre à huit têtes, et ta grand-mère se le tint pour dit.

Bien que j’aie souffert de sa jalousie maladive, et des débuts de sa terrible loi du silence, j’ai pu donner à cette jalouse obsessionnelle quinze ans d’un épanouissement improbable et inespéré, je lui ai donné confiance en elle. Longuement j’avais décliné cette fille qui me convenait aussi peu, qui était si visiblement un nid à problèmes insolubles. Et puis j’ai fait face, et assumé la situation créée. Si tu existes, garçon, c’est parce que ton papa ne tire pas la chasse d’eau sur les gens. Etre amoureuse et ne pas être bafouée, à mes yeux, cela faisait partie de ses droits, et un contrat est un contrat. Longtemps après, elle confia à ce sujet, avec un sourire de triomphe « Et puis tu sais comment je suis quand je veux quelque chose ! ». Quinze années d’un épanouissement inespéré; j’aurais voulu que cela durât trente-cinq ans de plus. Quoique morte, ta grand-hydre à huit têtes en décida autrement. Entre temps, l’épanouissement était spectaculaire, et les petits frères s’amusèrent bien chez nous, que ce soit en peinture, ou en comédies de Courteline montées à l’italienne, et dictions de Jacques Prévert.

Après toutes ces chamailleries de ces deux femmes, je m’étais habitué à cette vision simpliste de la belle-hydre toute mauvaise. Je fus bien surpris de l’émotion de sa fille, devant le visage calmé dans le cercueil. A l’époque j’ignorais tout du travail de préparation des cadavres, pour qu’ils aient une tête présentable aux familles. Les choix que nous fîmes pour les obsèques montrèrent que tous nous percevions comment avec toutes ses violences et ses sarcasmes, ses malédictions inexcusables, cette femme avait été une aimante pleine de maladresse et de bêtise, mais une aimante tout de même. La couturière si heureuse de nous monter un peignoir de bébé, et des accessoires d’aide à la gymnastique du bébé...

Mais jamais sa fille ne sut percevoir clairement que sa mère (et sa grand-mère aussi du reste) était avant tout une petite fille pleine de peurs. C’est pourquoi cette histoire évolue bien plus tristement que celle contée par Jacques Salomé. Ce fut un des deuils les plus mal conduits, les plus inachevés de l’histoire des pathologies familiales, qui hélas en est pourtant si riche.

Te souviens-tu de ces trois ou quatre semaines passées chez grand-père, quand tu approchais quatre ans ? Au moins tu te souviens que durant tout le retour en train vers (hem !) « Sottenville », vous m’avez apostrophé ainsi « Dis grand-père ! Heu maman ! Heu papa ! », avant d’éclater tous deux de rire ? C’est comme cela que vous m’avez fait comprendre que pour des enfants, nous les parents, ne sommes pas vraiment des individualités encore, nous sommes des fonctions : la fonction prendre-soin-de-moi. Pendant le séjour, la fonction était tenu par votre grand-père; durant l’après-midi, vous aviez eu votre maman; et maintenant, c’est moi qui vous ramenais à heure décente à la maison.

Durant cette soirée, votre mère était à l’Institut Primal. Je ne soupçonnais pas encore que l’avidité du fric, et un fonctionnement en cour et en secte, pussent faire de tels escrocs d’A.J. et de sa cour, mais je n’allais pas tarder à l’apprendre. Ni votre mère ni personne n’a jamais su pourquoi elle a voulu faire une thérapie primale. La seule chose que j’ai pu apprendre, est qu’elle tenait par dessus tout à passer avant moi, sans savoir ce que c’était. Elle passa donc avant. Je lui ai dactylographié son autobiographie : un long réquisitoire contre ses parents, contre sa mère surtout. Je fus surpris et alarmé que l’autobiographie s’arrêtât avant le mariage, déjà vieux de dix ans et demi : le dernier tiers de sa vie qui passait au trou de mémoire ! Elle reprit contact avec de bons aspects de sa relation filiale, quand l’animalité et la symbiose de la relation mère-bébé n’était pas encore obérées par l’intolérance envers une personnalité distincte. Mais elle ne mit pas de mots, ou si peu, là dessus. Décourager et gêner la mise en mots des sensations, faisait partie de la stratégie commerciale de cette secte, à titre de démarcation contre les autres fautes professionnelles des sectes concurrentes (notamment les lacaniens, très puissants alors à Paris, qui calembourdaient et jacassaient comme corneilles abattant noix).

Là dessus, la secte Primale abandonna froidement ta mère au début du gué. Elle réagit en refermant le couvercle avec une brutalité définitive. Elle ne parla plus jamais de sa mère, refusa de se souvenir de quoi que ce soit. Tout le passé devint interdit. A compter de ce jour, l’hydre aux huit ou neuf têtes commença de se réincarner, avec sa brutalité et sa sottise, dans sa fille. A compter de ce jour, presque la totalité de la vie devint niée, à l’exception de la vie ménagère, qui se vit survalorisée, et devint progressivement exclusive de tout le reste.

De son côté, quoique douloureux de la truandise de la secte, ton papa n’abandonna jamais le travail sur soi et ses sentiments. Jamais.

D’autres livres du même Jacques Salomé détaillent les « amours de réparation », qui prennent une cible de sa génération, comme substitut pour réparer les défaillances de la génération précédente. De tels gestes de réparations et de démonstrations, ta famille en fut pleine, mon garçon.

Une évidence : nous avons élevé nos enfants avec un soin « de démonstration »; voilà comment on peut prendre soin d’enfants. Alors pourquoi nous, nous n’avions obtenu que tant de négligences (à nos yeux) ?

Un secret jalousement gardé : ton papa a aimé, entouré et développé ta mère en réparation de la désinvolture avec laquelle son père à lui, traitait - voire brimait - son épouse (ta grand-mère paternelle). Il réparait la faute paternelle. Il réparait la désinvolture de son oncle aussi : ton père n’a jamais oublié ce que fit à sa jeune cousine Do, la perpétuelle quête de la femme idéale, par son plus jeune oncle. Encore une démonstration donc : Voilà comment vous auriez bien pu vous conduire, la génération précédente !



Un secret non prouvé, mais probable : les cinq premières années, ta mère a aimé ton père en démonstration de la façon dont elle, elle aurait su aimer son père bien mieux que sa mère ne le faisait. Symboliquement, elle éliminait et remplaçait sa mère dans le lit de son père, lui rendant ainsi la monnaie de sa jalousie de genre féminin (= s e x e féminin).



Justement, nous voici en 1983 : le couvercle sur le passé est refermé pour toujours. Ça peut fermenter sans contrôle, là dessous. Durant ce mois de juillet si chaud que les plastiques ondulés de la véranda se sont gondolés et disloqués au point de plus être étanches, nous voici chez ton grand-père, près de Granville. Là ta maman a commencé de démontrer de façon particulièrement insistante et pénible, que le seul homme de sa vie, c’était bien son papa ; et tu vois comment je le traite mon mari, alors tu vois bien que je suis ta fifille à toi, ton seul vrai amour !

Progressivement, elle a réincarné un à un les défauts de son hydre à huit têtes, la même façon de pincer les lèvres, de fulgurer du regard son mépris à l’égard de tout ce qui la dépasse et qu’elle ne comprend pas. La même sottise péremptoire, les mêmes sarcasmes si expéditifs, qui volent si bas, la même interdiction des conversations qu’elle ne dominerait pas à 100%... Le même activisme ménager, hermétique à toute hiérarchisation des priorités, et hermétique à toute concertation. Ce qu’elle n’a jamais, jamais su imiter, c’est que ta grand-hydre avait le courage d’essayer de se rabibocher après avoir lancé des horreurs. Cela, la fille de l’hydre ne le sut jamais. Le défaut nouveau qu’elle apportait, c’était de disqualifier le lien conjugal et le mari par tous moyens, au profit des couples transgénérationnels disponibles : fille-père avec son père, bru-belle-mère, mère-fils avec toi, mère-fille avec les deux autres.

Elle s’identifia à sa persécutrice, et recopia de plus en plus de conduites de persécutrice. Ayant perdu la mémoire consciente de sa persécutrice, elle ne perdit pas pour autant l’habitude de se méfier, et d’anticiper de perverses intentions. Pendant plusieurs années, ton père ne sut pas s’alarmer suffisamment, car cela restait encore l’employeur seul qui était la cible des vengeances de la fillette terrifiée par son hydre à huit têtes. Ce fut l’époque des nombreux larcins dans les collèges où ta maman enseignait. Elle resta sourde à toutes remontrances, refusa de restituer aucun des larcins, et continuait...

Puis, à la naissance de cette petite dernière que tu as jalousée si férocement, si odieusement, la tragédie de la fille de l’hydre se referma sans issue. Un peu comme une psychose puerpérale qui serait définitive, et qui s’est déroulée sur le mode paranoïaque (ce qui est rare en la matière). Tu n’as sans doute pas gardé mémoire de ces mois de juin et juillet, où ta mère batailla contre toute l’Inspection Primaire et l’Inspection Académique, pour te faire sauter une classe, et t’envoyer dans une école bien trop lointaine. Depuis sa victoire, tu as régressé de la tête vers les fonds de classe, constamment dépassé par les évènements, excepté en mathématiques pendant plusieurs années. Je n’ai pas eu les forces suffisantes pour la raisonner et la calmer : qui peut calmer une telle bête de guerre ? Mes objections et mes questions n’avaient aucune prise sur la furie. J’aurais dû chercher des aides extérieures, pour empêcher cette connerie majuscule. Je n’ai pas su les chercher.

Pris sous les aboiement et les ordres de la furie, je n’étais pas volontaire pour recommencer à me laisser brimer et humilier, en sacrifice à son amour filial incestueux envers ton grand-père. Là encore, je n’ai pas réussi à lui faire expliciter les raisons de sa fureur perpétuelle, ni à lui faire entendre mes plaintes sur sa conduite.

A la rentrée, elle répudia le nom marital, et reprit le nom de son père. En deux ans ce fut achevé : c’était désormais ton papa qui était chargé d’être la mauvaise personne désignée, le galeux d’où venaient tous les maux, et les autres aussi (aussi ceux qui n’existèrent jamais).

La suite, je sais que tu refuses de t’en souvenir, mon garçon. Tu sais que dans mes courriers à André et Suzanne, je détaillais tes efforts désordonnés pour tirer le maximum de ton père pendant qu’il existait encore, pendant que tu avais encore deux parents. Ces courrier furent écrits durant les prémisses d’une accalmie de trois ans dans la guerre contre ton père : la déléguée à la violence conjugale était partie à Amiens puis près de Lille, faire semblant de commencer des études supérieures. Privée de sa déléguée à la violence conjugale, ta maman commença bientôt à négocier un renversement d’alliance tactique, et à s’appuyer sur son mari, pour pouvoir tenir tête à sa créature de plus en plus corrompue, de plus en plus odieuse.

Curieusement, ta soeur aînée continua d’osciller entre les violences, les rodomontades, et les provocations incestueuses, entre leur caractère naïf de survalorisation d’elle même, et l’usage plus pervers : « Et si je pouvais en tirer un chantage pécuniaire ? Vivre de chantage jusqu'à la fin de leurs jours ? »

J’aurais de beaucoup préféré que ce conte finit aussi bien que celui de Jacques Salomé. Le sort nous a bien autrement éprouvés. Chaque année, j’ai vu la paranoïa se blinder plus épais, plus perfectionné, plus hermétique... Tous ces drames pour une petite fille pleine de peurs, qui était restée si peureuse dans un corps de femme adulte, qui avait tant et tant persécuté ta maman. Tous ces drames pour une amnésie si violente envers cette malheureuse travailleuse, décédée voici plus de vingt-deux ans, si intrusive, si abusive. Et réincarnée avec une si désolante fidélité, voire des amplifications.

Et quand la fille de l’hydre eût 48 ans, l’âge qu’avait sa mère quand elle la lâcha pour aller suivre les sorties d’escalade pour s’y choisir un moniteur, elle fit un sacrifice humain. Elle « démontra » que son couple à elle ne saurait survivre en âge à son couple parental...

Ton papa qui a tout vu depuis plus de trente ans. Le témoin de trop qu’il faut absolument éliminer. Ton papa qui a appris que les secrets de famille continuent de nuire pendant plusieurs générations, quand plus personne de vivant n’a plus la moindre idée du contenu du secret, mais que tous restent prisonniers des conduites rituelles de garde du secret, et s’interdisent toute lumière, toute clarté, toute communication franche ni honnête.
 

P.S. Ce conte est de l'automne 2000. Certaines durées écoulées sont à modifier en conséquence : vingt-quatre ans depuis le décès de l'hydre.
J'ignorais à l'époque que ce fils s'était laissé recruter à son tour pour faux-témoigner contre son père.
Comme il n'existe aucune sanction pénale pour violation de l'article 205 NCPC qui interdit tout appui de témoignages des descendants dans les griefs entre époux en divorce, le gang s'en donne à coeur joie. Mais je ne le sais que depuis juin 2002.
Affaire déjà correctionnelle, et j'espère bientôt criminelle, à suivre.
Avec tentatives d'assassinats habilement combinées.


Depuis ce temps là, ma mère et mon beau-père sont décédés. Plusieurs pseudonymes ne s'imposent plus.
"genevrier", c'était mon nom de plume sur feu Rezoville.com.
"Marimarg" ou "Jacasse" était ma mère, Anne de Corlieu, divorcée Lavau.
"Louis Pluvier" était Louis de Corlieu.
Gardons leurs pseudos à ma belle-famille.
"Sottenville" est bien Saint-Quentin.

Si on tire le côté positif de ta remarque, le voici, et il est limité à l'action : en thérapie familiale, on n'accepte aucun malade désigné, aucun salaud désigné, on soutient tout le monde. Dans la stricte mesure où l'on a pu établir d'abord un cadre thérapeutique solide, qui donne justement au thérapeute des pouvoirs sur le système familial pathologique. Si l'établissement d'un contrat thérapeutique cadré est impossible, bien sûr qu'il faut agir en policier ou en infirmier, voire dans l'urgence.

Or avec les pervers, qui jouissent de la souffrance qu'ils infligent aux autres, tu ne peux inaugurer le cadre thérapeutique que quand l'encadrement légal et policier est rétabli. Eventuellement quand les criminels sont déjà en prison. Pas avant.

Quand dans "Le Don paisible", Mikaïl Cholokhov décrit la guerre civile, et les exécutions en masse, vais-je beaucoup pleurnicher sur l'impuissance sexuelle momentanée du chef du peloton d'exécution ? Je chercherais plutôt à enrayer ces massacres.

Il y a des dommages collatéraux qui n'attirent plus ton attention, alors que pourtant tu avais fort bien trouvé le mécanisme de la compromission des complices :
Citation de: Jacques
Du point de vue de la médecine du travail, du point de vue du management des ressources humaines, et enfin du point de vue de la santé publique et des familles, il faut donc se poser la question si le plus grand dommage subi par les entreprises et la nation française dans son ensemble, n'est pas celui implanté dans ceux des complices qui sont complices par peur. En exploitant ainsi leur poltronnerie, le leader du mobbing s'assure de la disparition de leurs capacités d'analyse, de leurs capacités de création, de leurs capacité de courage, de leurs capacités de synthèse. Il s'assure de leur infirmité mentale, il se garantit leur inintelligence, il se garantit de dominer à vie ces brain-damaged : il les a ligotés en les corrompant comme complices ; voilà qu’ils ont désormais gros à se reprocher, et ont donc tout intérêt à falsifier leur mémoire biographique.

Comment leur « image de soi » va-t-elle réagir pour occulter les faits ? Le cas est d’autant plus grave pour les enfants, recrutés comme mobsters contre un ou deux de leurs parents, ou comme tortionnaires d’une partie de leur fratrie. Ils sont alors acculés à devenir falsificateurs de leur propre mémoire biographique. L’intelligence chute vite sous cette contrainte. Sur le plan scolaire, cela se voit à une chute des notes en Histoire, en français, langues, et philosophie : ils intègrent l’interdiction de penser et de se souvenir. Hors scolaire, ce sont la créativité et l’initiative qui sont détruites. La parole devient inintelligible, la logique du discours se décompose. Chutent ensuite les mathématiques et les sciences : la joie de comprendre et la joie de découvrir, c’est du dangereux car cela pourrait réveiller la jalousie des mobsters en chef. Ne subsistent que les matières à orientation anale et d’exploitation de son prochain : le droit privé, la comptabilité, le contrôle de gestion, le commerce vu comme art du mensonge. Telle est mon observation de ces dix-sept dernières années. (en 2004)

On manque des procédés de réhabilitation des complices du mobster en chef. Ils ont été recrutés comme actionneurs de la maladie du chef, pour qu’il se sente moins seul en sa folie.
http://jacques.lavau.perso.sfr.fr/Joie_de_nuire.htm

Tu avais donné le truc infaillible pour corrompre ceux dont caractère est faible :
http://jacques.lavau.perso.sfr.fr/disputatio/viewtopic.php?id=51
http://www.menteur.com/chronik/000531.html

« Modifié: 19 juillet 2008, 04:52:02 pm par Jacques »

Mateo

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Re : La méchanceté et l'hypocrisie rapportent, du bonheur en plus.
« Réponse #6 le: 20 juillet 2008, 11:54:59 am »
Salut Jacques,

tes arguments sont convainquants, et je cède pour l'essentiel.

Une dernière nuance : les livres de Boris Cyrulnik, qui développent le concept de résilience :

http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9silience_%28psychologie%29

disent que les enfants ayant subi des traumatismes graves,
peuvent s'en remettre grâce à une aide psychologique et à des stratégies de survie :
celles basées sur l'amour sont plus efficaces que celles basées sur la haine.

Ceci étant dit, sur l'essentiel, tu as raison.

Amicalement,
--
Mateo.
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JacquesL

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Re : Re : La méchanceté et l'hypocrisie rapportent, du bonheur en plus.
« Réponse #7 le: 03 août 2008, 08:47:14 pm »
Salut Jacques,

tes arguments sont convainquants, et je cède pour l'essentiel.

Une dernière nuance : les livres de Boris Cyrulnik, qui développent le concept de résilience :

http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9silience_%28psychologie%29

disent que les enfants ayant subi des traumatismes graves,
peuvent s'en remettre grâce à une aide psychologique et à des stratégies de survie :
celles basées sur l'amour sont plus efficaces que celles basées sur la haine.

Ceci étant dit, sur l'essentiel, tu as raison.

Amicalement,
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Mateo.

Le site PoildeCarotte a changé d'adresse : http://www.poildecarotte.fr.st/

JacquesL

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Finalement le conte de Jacques Salomé avait été incorporé,
« Réponse #8 le: 27 novembre 2008, 11:14:49 pm »
Finalement le conte de Jacques Salomé avait été réincorporé, à titre d'introduction, dans le Mémoire de Licence que je viens d'exhumer depuis les rangements, et de mettre en ligne :
Parricides et enfants instrumentalisés pour les besoins de l’adulte, soit comme exécuteurs de ses exécutions capitales, soit comme persécutés ou co-persécutés.

Il n'est toujours pas bien bon. C'est pourquoi au temps de Synpoïesis, je n'en avais extrait que la seconde partie, celle consacrée à Pierre Rivière.

 

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